TOM NOVEMBRE.

AH MERDE, JE VOULAIS DIRE TOP NOVEMBRE.



BULLET LAVOLTA – the gift + swandive
Marrant comme certains groupes reviennent à la surface, tandis que d’autres restent au fond de la mare, comme s’ils étaient lestés de ciment… une explication ? j’en ai aucune… je me retrouve devant le fait accompli et c’est tout. Quelques exemples : Mudhoney je peux plus, Sonic Youth idem, Superchunk carrément oui, Alice Donut non, Seaweed OK, Lunachicks pourquoi pas mais sans plus, Moving Targets fuck yeah… donc, retour à la surface de Bullet Lavolta. Pour l’anecdote, un groupe découvert bicause un t-shirt qu’un type portait à un concert au Democrazy, à Gent, vers 1990 ! Intrigué, ce logo BLV, avec les volatiles en cercle autour, et aussi le fait que le type porte ce truc à un show où tu te trouves, goûts communs, etc etc… Ouais c’était bien avant internet… comme quoi l’effet com du t-shirt fonctionne… bref découverte de ce combo de Boston avec l’album « swandive », topé pour une poignée de cacahuètes dans une échoppe d’occases… et très bonne surprise, ça brasse large, le cocktail est savoureux : c’est pas punk-rock, ni metal, ni pop, ni grungy mais tout ça à la fois ! Le boulot des gratteux est impressionnant, c’est bourré d’énergie, le chanteur a une voix mortelle, en plus d’avoir un nom de perso de cartoon (Yukki Gipe)… j’ai topé « the gift » un peu plus tard, et même recette hyper efficace à la clé… un premier album puissant, plein de hargne et aux compos inspirées… à noter que Ken Chambers (Moving Targets) et Corey Loog Brennan (Lemonheads) ont fait partie du line-up de Bullet Lavolta… c’est pas les premiers mecs venus quoi ! pour tester (vas-y ça vaut le coup), c’est par ici :



THE SNEETCHES – lights out with the sneetches
Encore un CD qui a échappé au tri sélectif, normal, ça rentre encore comme dans du beurre… chopé pour pas cher dans une cool boutique qui se trouvait rue de la clé, avec un sous-sol puant l’humidité et tout (d’ailleurs c’est là qu’il y avait les skeuds les plus cheap), une échoppe où j’ai craqué moult biftons, et découvert des tas de groupes. Les Sneetches (de San Francisco, il me semble), un trio qui officiait dans la pop lumineuse, celle qui prend ses racines dans les compos les plus classieuses des Turtles, Easybeats et autres Kinks, avec la dose parfaite de DB’s, Flamin’ Groovies, Shoes… des arrangements précis, des guitares qui claquent et surtout un sens de la compo fabuleux ! séduit à la première écoute… J’ai jamais trouvé un autre skeud de ce groupe, sinon je l’aurais pris, pas de problème. Mes sessions de chasse au CD d’occase, ça s’amenuise maintenant. Un échantillon ici :



CODE ORANGE – I am king
Coup de coeur immédiat, sur un groupe dont j’avais seulement croisé le nom ici et là. Evoqué lors d’une session Electric Ballroom, au sujet de leur changement de nom (ils ont viré le « Kids » à la fin de Code Orange… pourtant ils sont pas bien vieux)… donc, jamais écouté Code Orange. Jusqu’à un enchaînement de circonstances et autres faisceaux d’indices. Je traîne sur la chaîne YT de No Sleep, et je vois une session acoustique de Adventures (en fait juste Reba Meyers + la meuf au clavier), touché ! Je file voir quelques vidéos de Adventures, dans le trip indie 90’s, bam ! j’apprends ensuite que c’est la même clique qui officie sous ce nom (- la meuf au clavier) évoqué plus haut, d’abord Code Orange Kids, puis Code Orange. Visionnage de vidéos et torgnole en commençant avec le titre « dreams in inertia », whoa, du HC coupé au sludge, avec des passages noisy… tu parles d’un mélange… franchement ça me tue, je trouve ça super audacieux… après je vais être honnête j‘ai bloqué sur cet album une dizaine de jours, c’est déjà pas mal, mais je vais pas non plus écouter Code Orange H 24… de toute façon avec le net (j’en discutais il y a peu avec Frank Slow Death) difficile de rester coincé sur un groupe, vu que ça pousse toujours derrière… d’ailleurs ce skeud, je l’a pas acheté, je l’ai pas téléchargé, je l’ai juste écouté via leur page bandcamp… le but, c’est d’éprouver des sensations, même si c’est pour une courte période… donc, cet album m’a mis à genoux une grosse semaine, et c’est ça qui est cool. Style ce que j’avais envie d’écouter, pile le bon timing et tout… donc carrément à sa place dans un top mensuel… j’ai même visionné quelques concerts via YT, bien intenses, public hyperactif, comme le groupe en fait… et la meuf Reba a un putain de charisme, avec sa tignasse rousse qui virevolte dans tous les sens… coolos !

PIERRE OUIN
Comme pour Patrick Mc Nee il y a peu, une triste nouvelle qui se retrouve dans un top mensuel… zarbi mais bon. Pierre Ouin, il mérite qu’on en parle un peu… en ce qui me concerne, un des dessinateurs qui m’a carrément donné envie de persévérer dans le graphisme, sachant que j’étais pas taillé pour faire des choses à la Jack Kirby ou Frank Frazetta… pas capable de taper dans le réalisme, mais également une part de choix perso… la réalité me soûle, donc pas envie non plus de la représenter sur une feuille de papier… Pierre Ouin, ça me ramène direct à l’époque où j’achetais Metal Hurlant, ainsi que les autres mags des Humanos, Rigolo et Metal Aventures, vers 83/84. Le mec faisait partie des gribouilleurs qui m’ont mis à genoux, dès la première vision de leurs planches. Lui, Michel Pirus, Max, Charlie Schlingo… graphismes sauvages, histoires débridées, ça fonçait tout droit, pas de prisonniers, rien à foutre de l’académisme… et ça m’a scotché d’entrée, à l’inverse d’autres auteurs édités dans ces mêmes pages, des mecs comme Schuiten et Peteers par exemple (jamais su qui écrivait et qui dessinait, ça m’intéressait pas)… ces mags m’ont aussi ouvert les yeux sur Gary Panter, Charles Burns, Richard Corben, Serge Clerc, Yves Chaland… et j’en passe des tonnes. Je dois avouer que Max a été le plus influent sur moi, surtout dans l’esprit. Genre tu dessines pas comme un néo-classique ? Rien à foutre, fais ton truc, comme tu le sens… je le confesse, au niveau dessin pur, Pirus a été la plus grosse claque, ce trip Calvo Disneyesque !!! mais j’arrête de digresser… retour à Ouin. Découvert dans Metal, via des pages de Bloodi, son anti-héros junkie, ses aventures picaresques dans Paname, à la recherche de dope… des dessins géniaux, un genre de ligne claire dynamitée de l’intérieur, avec une foule de détails, qui remplissent l’espace… « Bloodi trouve pas l’égout », « Bloodi et les rongeurs », ainsi que les trucs élaborés avec son acolyte Max, « suck Korea suck » et « fuck, fly & bomb »… des albums bidonnants, wild, ultra cool quoi… un pan de l’histoire de la BD française, à l’époque où les Humanos éditaient des tonnes de choses magiques, avec un esprit irrévérencieux et moderne… j’avoue j’avais lâché le morceau fin des années 80, quand le mec dessinait pour le Psikopat. Ce mag de la bande à Carali, ça ne m’a jamais trop parlé, Fluide Glacial tout ça, pas mon trip du tout. Mais bon, Pierre Ouin, pour moi ça voudra toujours dire quelque chose. So long mec.

FAST N’ LOUD (GAS MONKEY GARAGE)
le prototype du show Discovery Channel que je peux mater à la file, par packs de 6... on y suit les aventures de deux mecs qui gèrent le Gas Monkey Garage à Dallas, Texas. Leur truc c’est de racheter (à bas prix si possible) des vieilles caisses, de les remettre à neuf et de les revendre en faisant un max de profit (si possible, toujours)… le boss (Richard Rawlings) pousse au cul son crew, bicause il a de gros frais, pas seulement les pièces détachées qui peuvent être rares à choper et la main d’œuvre, mais il doit aussi faire tourner son bar/resto/salle de concerts en plus de son garage ! Ouais la libre entreprise aux USA, c’est pas du flan… donc le gars s’énerve et pousse des gueulantes sur ses employés (dont le mécano en chef Aaron Kaufman à la barbe ZZ Top-esque… hey, on est au Tejas ou pas ?) les bagnoles remises à neuf doivent se vendre avec moult bénefs lors des ventes aux enchères… bonne ambiance dans cette série doc, les types aiment bien déconner, faire des burn-out sur le parking, boire des canettes, démolir des trucs (exactement comme les gonzes de American Chopper, d’ailleurs la clique Gas Monkey parodie le clan Teutul dans un épisode bidonnant) et c’est aussi extrêmement bien torché, comme d’hab sur Discovery. Et niveau caisses ben on est du bon côté de l’océan, les mecs vont pas se faire chier à remettre en état des foutues 4L ou des 504 break (ah le temps des cool chignoles françaises, les Aronde P 60 et Rush, Ariane, Versailles, Chambord, Beaulieu…), chez Gas Monkey on sue plutôt sur des Super Bee, des Dart, des Riviera et des Mustang, parfois dégotées dans des granges, toutes déglinguées, en mode abri pour famille de ratons-laveurs !… bref des bagnoles à l’esthétique hyper catchy, aux moulins surgonflés et rugissants, à une époque où on se tapait pas mal des coefficients aérodynamiques et du prix du gallon d’essence… j’adore. Quoi la Yaris hybride ? mais de quoi tu parles ??!

POP PUNK ACIDULEE, GUERRE FROIDE, BARONS DE LA DROGUE, COMEDIE METAL, DES FILLES A VELO

TOP OCTOBRE 2015



AGENT CARTER
Bon l’univers Marvel, attention maintenant, c’est un peu le rollercoaster, à une époque je gobais tout genre requin baleine qui engouffre son plancton, la gueule béante… mais des fois ça nourrit plus trop ! Les Gardiens, j’ai adoré, Age Of Ultron, vachement moins… bon après je suis pas très critique en matière de gros glaviots hollywoodiens comme ça… jamais l’impression de m’être fait complètement plumer quoi. That’s entertainement. Donc Marvel ça déborde niveau séries également, je suis pas mal client question Agents Of SHIELD (la saison 3 déboule), du coup je plonge dans Agent Carter et ça le fait carrément ! Peg Carter, c’est la copine du Captain America (revoir les films SVP), on la retrouve donc en 1946 -après le crash de son boyfriend- au sein du SSR (Secret Scientific Reserve, agence gouvernementale alliée qui ne manque pas de taf en cet après-guerre immédiat), attention aux Nazis vindicatifs qui repointent leurs groins, et aux Russkofs dans le délire world domination ! La petite mère est un peu cantonnée dans le rôle de secrétaire/pourvoyeuse de café fumant, hé oui, elle est la seule nana dans la team… pourtant elle peut kicker le cul des matous sans forcer, dans ses petits tailleurs ajustés et chaussures à talons, on le verra plus tard… elle végète un peu dans les locaux de l’agence, jusqu’au jour où Howard Stark (le père de Tony), capitaine d‘industrie/inventeur/pilote/playboy international (ouais carrément Howard Hugues quoi) est accusé d’avoir vendu de la technologie militaire de choc à l’ennemi… le gars dit que non et demande de l’aide à Peg, histoire de se faire innocenter. La meuf accepte et trouve de l’aide en la personne de Edwin Jarvis, le majordome du mec Stark. C’est parti pour des aventures action/espionnage dans un chouette décor NYC 1946, belles bagnoles genre Packard, mecs en costards et chapeaux, filles super smart lookées à la Jane Russel, Veronica Lake et autres Carole Lombard… un genre Alias version années 40 avec une touche savants fous, espions flippants, armes expérimentales, gunfights et bastons… L.A. Confidential / Indiana Jones ! de très belles images, accompagnées de chansons cool, genre « the way you look tonight »… très bon cast, on y retrouve entre autres Chad Michael Murray, James D’Arcy, Dominic Cooper et la délicieuse Hayley Atwell… sans oublier Lyndsy Fonseca (sa pote Angie), pas moins délicieuse… et Stan Lee ? ben oui il est là aussi, pas de souci… bref un show bien agité, toujours fun, carrément au dessus de ce que j’attendais ! Cool.

SICARIO
Un truc que je vais voir quasi au pif, et qui à l’arrivée m’a bien botté ! réalisé par le mec qui a fait « prisoners » (pas vu, vachement avancé du coup…) ce film raconte l’histoire d’une agent du FBI (Emily Blunt, parfaite) qui va se mettre à bosser en collaboration avec une autre agence gouvernementale aux méthodes super expéditives, dont l’objectif est d’abattre un baron de la drogue qui sévit entre le Texas et le Mexique. La drogue c’est pas bien, le trafic non plus et les méthodes pour combattre tout c’est pas terrible non plus. La meuf se retrouve dans un gang d’agents troubles, menés par un gars louche (James Brolin) et son « conseiller » (Benicio Del Toro) l’est encore plus… elle en veut, motivée et tout, mais on lui file pas d’infos, on répond pas à ses questions, et réalise que les méthodes de travail de ses nouveaux collègues sont brutales. Du coup elle se remet à cloper, ne bouffe plus, porte les mêmes nippes tout le temps, plus de vie perso… cool film, sous tension tout du long, les scènes d’assaut / opérations coup de poing te sautent à la gueule (les scènes de pur chaos urbain à Juarez), c’est réaliste, avec insertion d’images vision nocturne à la clé, c’est nerveux as fuck… idem pour les scènes un peu plus apaisées (genre la scène dans le bar, celles qui mettent scène le flic Mexicain en famille), ça débande pas, on est toujours maintenus en attente d’une foirade… scénar au taquet + images ciselées avec soin, galerie de personnages ultra-dark, du bon polar qui latte, super film !

PAPER GIRLS
Je flashe sur couve du 1er volume de ce comic, lors d’un de mes passages chez les cool guys d’Astro City… une illu sèche et nerveuse, en noir et blanc sur fond jaune, titre en rose, ça pète… je plonge, c’est pas reuch et Damien me dit que c’est son coup de cœur de la semaine ! Go ! Le truc se passe en 1988 (comme Donnie Darko), on y suit une bande d’adolescentes qui se lèvent à 4 h du mat’ pour distribuer des journaux dans une banlieue des USA. L’une d’entre elles se fait chahuter par des kids déguisés, c’est Halloween (comme dans Donnie Darko) et la solidarité des paper girls marche à fond, les morveux lâchent l’affaire… celles qui ne se connaissaient pas encore se lient d’amitié… le boulot peut reprendre, mais des créatures étranges traînent dans le voisinage, et elles n’ont rien à voir avec des kids déguisés… putain cette cool ambiance, à la teen qui tourne rapidos au vinaigre (comme Donnie Darko), rien de bourrin, tout est dans la suggestion, on découvre les bizarreries en même temps que l’équipe de meufs, sans un poil d’explication dans ce premier volume… en fait entre Donnie Darko et The Twilight Zone… ou The Outer Limits (un poil plus flippant)… avec un poil de Stand By Me… Goonies… Monster Squad… OK j’arrête là ! on est bien scotchés par la dernière planche, qui donne envie de continuer le trip… du bon !

TOPSY TURVY’S – I expect nothing & I’m still let down
Nouveau skeud pour un de mes groupes français préférés… mazel-tov ! Super bien emballé, un CD dans un packaging format 7 pouces, pochette noir et blanc (à colorier toi-même, c’est indiqué), avec des pop-ups dedans, les crédits sont planqués sous un pliage… thumbs up ! J’adore ! Tout ça c’est du bonus… question zique un coup au but encore une fois de la part des Topsy : si comme moi t’es branché pop-punk acidulée, vas-y fonce… des réfs en vrac, Midtown du 1er LP, New Found Glory, Veara… ultra punchy, ultra catchy, c’est la grande classe encore une fois ! Evidemment quand la voix de Noémie s’impose dans les morceaux, pour mézigue c’est le grand frisson, le délire bassiste chanteuse à la voix chatoyante, genre Heather des Teen Idols ! Bref des gens au goût sûr et qui se secouent la couenne, ils sont allés user les pneus de leur van du côté de la Pologne et de la Slovénie il y a peu, un petit video-report est visible sur YT pour les curieux… une version vinyle de ce skeud devrait être dispo plus tard, si j’ai tout compris… je valide à fond !!! un échantillon par ici :



LA CHAINE YT DE JARED DINES
« le temps perdu qu’on ne rattrape plus » (Trust)… ouargh que de temps perdu sur youtube en ce qui me concerne… enfin pas vraiment perdu… j’ai plongé sur le channel YT de Jared Dines et j’en suis devenu accro… via les recommandations du site video, à mon avis parce que j’étais allé voir des trucs d’un autre youtuber bien cool, Jarrod Alonge, le type aux parodies (respectueuses) de combos pop-punk/metalcore… qui sort un skeud début décembre… on en reparlera peut-être… bref son pote Jared Dines est lui plus dans le délire metal (même si un de ses skeuds préférés est le « so long Astoria » des Ataris)… le mec est chanteur dans Dissimulator (https://dissimulator.bandcamp.com), groupe metalcore surpuissant, il est aussi un guitariste au niveau stratosphérique, et batteur, ingé-son… et comédien bidonnant. Au menu de sa chaîne : des tas de videos de test de matos, des « 10 crazy metal facts », des « ask Jared », des tutos sur postures de scène quand on est chanteur, des segments sur la drague quand on est musicien, sur la drague quand on est groupie, des battles avec ses potes youtube… c’est touffu, bien fait, bluffant et toujours drôle… le mec sort aussi des t-shirts coolos… le rêve américain niveau auto-entreprise quoi… une cool video par ici :

TOP SEPTEMBRE

Un peu dans le trip rentrée littéraire, mais vraiment un peu. Genre 1/5 ème.



LOLITA PILLE – Hell
Septembre : ma crise bouquins à 1 euro (ça peut monter à 1.50) dans les bacs d’Oxfam. Dingue on y trouve des choses bien cool, pour peu qu’on ait des goûts larges… j’ai tapé dans du Paul Auster, du Oscar Wilde, du Roald Dahl, du Joseph Conrad, j’ai relu avec plaisir le « sa majesté des mouches » de William Golding, un chef d’œuvre… à ce prix là on peut tenter des expériences, style le bouquin (je connaissais que celui là) de Lolita Pille, « hell ». Gros buzz à sa sortie, genre il y a 12 ou 13 ans… dans mon souvenir, un book éreinté par la presse et tout, vu le sujet, et la personnalité de la meuf (au fond on s’en fout)… un portrait de la jeunesse dorée à Paname, vaguement un « less than zero » version XVI ème. Je répète, un bouquin sur les riches à un prix pour les pauvres, je tente ! et c’est pas mal… on y suit les pérégrinations d’ados aux parents bourrés de gnouf (ils sont pas médecins ou architectes, ces losers, mais plutôt dans le commerce de l’armement ou les agences de supermodels…), qui passent leur vie en boîte, dans des restos trendy et autres endroits que je fréquenterai jamais. Je suis allé au Paris-Paris une fois, mais c’était pour un showcase de Metal Urbain, et en plus dans l’après midi, ça compte pas… un univers qui me restera inconnu quoi. Déjà avoir mis les pattes une fois à l’International à Paname, ça m’a paru ultra-smart par rapports aux endroits dans lesquels je traînais à l’époque… retour à ce bouquin : ces jeunes craquent des tonnes de blé, et se font bien chier, comme tout le monde… ça démarre style on évolue sur une planète que vous les plébéiens vous ne foulerez jamais, on est les rois du monde, puis la narratrice (Hell) tombe amoureuse, ça plane pour elle, puis déconfiture, picole, dope, comme chez les moins riches, et enfin atterrissage douloureux. Jusqu’à un dénouement qu’on voir arriver à 200 km ! Mais bon, ça m’a bien plu. Pas bouleversant mais efficace, et même lumineux par moments ! De bonnes réflexions sur la vie, style t’es bourré de pognon mais t’en baves comme tout le monde… ton pire ennemi, c’est toi… rien de très inédit, mais peu importe. Question littérature française, je vais généralement pas au delà de Jules Verne, Dumas père… quelques exceptions dans les contemporains, comme Laurent Chalumeau, Houellebecq il y a longtemps... j’ai essayé un Daeninckx (sorry pour l’orthographe incertaine) il y a peu, j’ai pas insisté… le bouquin de la mère Pille, ça reste de l’exception (culturelle). UN euro, quoi !!! Et vachement plus cool que le bouquin de Kim Gordon « girl in a band » globalement chiant à 97% !

ELEMENTALS – I’m not here, I’m not real
Les années nonante, le retour… heu, ça fait déjà un bout! Le nombre de groupes estampillés shoegaze dans New Noise, le dernier LP en date de Title Fight avec cette prod qui sonne My Bloody Valentine, la patate de groupes à chansonnettes qui renvoient direct à la twee-pop 1986… tous ces putains de bons groupes ramassés sur le net en traînant un peu au pif, comme Wonderflu, Milk Teeth, ou encore Social Square… bonnes vibrations ! Evidemment j’aime mieux des combos avec des influences que j’apprécie, ça m’incite à dépoussiérer des vieux trucs ! donc Elementals déboulent de Toronto (putain encore un groupe de Toronto !!! encore la magie Scott Pilgrim ?? ou ce groupe (années 90 aussi) qui chantait wanna go, wanna go, to Ontario !)… faut pas chercher à compliquer les choses : si t’aimes Nirvana (et Olivelawn, une réf pour faire style ha ha) ça va te plaire. Tous les tricks du groupe de Seattle/Aberdeen sont là, plutôt période post « bleach », le chant, le traitement des guitares, les structures des morceaux, et comment les couplets se rattachent aux refrains, l’aspect pop crade… efficacité maximale, ce bidule inattendu a tourné à donf pendant quelques semaines chez moi…

ON YOUR MARKS – movements in loss EP
Une bande de kids qui viennent de Ashbury Park, New Jersey (comme Springsteen non?)… la comparaison s’arrête là, eux sont dans le délire emotitude extrême, avec ce EP trois titres qui tue ! Concept EP, sur le thème de la rupture amoureuse, d’abord la claque, ensuite l’acceptation, puis le nouveau départ… ouah comment cette thématique me harponne ! La zique est juste parfaite, ton mélanco, guitares expressives et chant chargé de messages… tout ce bonheur dispo en name your price sur leur bandcamp… les gars font partie du Mayflower Collective, comme leurs potes de Cross Town Train, un autre groupe hyper cool ! J’ai bloqué en voyant une video de On Your Marks (d’un titre sorti de leur LP de 2013, « ripped out by the roots » – carrément excellent…) je disais « une bande de kids »… la preuve par là :



GAME OF THRONES
Après avoir traîné de la patte pendant des siècles (un peu l’équation à la con tout le monde aime = caca, ou tout au moins suspect !!!) et après avoir subi un harcèlement de la part de ma propre fille (fan hardcore de cette série) j’ai fini par plonger. Et je l’ai pas regretté. Comme une buse, je rapprochais ça de l’univers des foutus Hobbits (là j’ai vraiment essayé, pas moyen) alors que dans le délire c’est plus Rome, sexe et violence, et trahisons, et sévices, et manipulations, luttes acharnées pour le pouvoir… le merdier Tolkien, c’est carrément les Schtroumpfs à la plage en comparaison ! je vais faire court, bicause sur le net c’est déjà gavé d’infos, de blogs et autres fraternités de la Night’s Watch. Tentez le coup. Ne pas aimer cette série, c’est ne pas aimer les histoires scotchantes, les personnages subtils, les intrigues bien ficelées, les rebondissements qui coupent le souffle. Pas plus, pas moins. Voilà. Alors que je tape ces lignes il me reste 3 épisodes de la S 5 à mater. Ensuite faudra attendre le printemps 2016.
Winter is coming. Et après l’hiver, c’est le printemps.

PVRIS – white noise
1er album de ce groupe venu du Massachusetts, super agréable, dans un bon rip-off de Paramore (purée le groupe à Hayley W aura quand même bien joué un rôle de pionnier dans le trip pop-punk FM), la comparaison est flag’ par moments, les capacités vocales de Lynn Gunn, les structures de morceaux, ceux à base de refrains qui s’envolent, tout ça… un peu plus de tricks boîtes à rythmes/electronica/synthés old-school (lire 80)… de la bonne came, profilée à mort… un album écouté quelques jours d’affilée, de façon intensive, via youtube… même pas éprouvé le besoin de le choper en téléchargement… c’est marrant de plus en plus je me mets à bloquer sur des groupes de façon éphémère, c’est pas plus mal d’ailleurs. Sinon j’ai pu voir que PVRIS seront en Europe d’ici quelques semaines, une bonne plâtrée de dates, Allemagne, pays Scandinaves, Bruxelles (sold out depuis des semaines !) et j’en passe… bref si j’ai bien vu, cette tournée évite soigneusement la Frankreich ! PVRIS, même pas à Paris, ha ha ! Ce groupe c’est pas mal gros déjà non ? ils étaient sur le Warped Tour, + pas mal de couves niveau presse spécialisée… ah quel crétin ! C’est des trucs anglo-saxons… non sérieux, on a ce qu’on mérite. De la heavy rotation Christine & The Queen (rien ne m’avait autant scié les nerfs que cette chose, et depuis des années), la reformation de Téléphone (perso j’ai rien demandé…), JC Satàn plébiscités… bah aucune importance. Allez un petit link histoire de s’aérer :



SUMMER OF METAL ?



TOP JUIN.

CRUCIFIED BARBARA – till death do us party
Un skeud que j’avais reçu dans un paquet promo, et qui revient à la vie, vu que je suis en plein marécage heavy en ce moment (Summer Of Metal, c’est écrit ci-dessus, point d’interrogation ou pas…) cool disque des Scandinaves, à la fois vissé dans un certain classicisme (JUDAS PRIEST / GIRLSCHOOL) et dans la modernité (cette prod’ solide, à la fois clean, ample et puissante)… les morceaux sont coolos, pas de surprise, on est bien dans un genre défini et parfaitement respecté au niveau cahier des charges. La chanteuse a une putain de voix, dont elle fait ce qu’elle veut, d’ailleurs ça envoie également des harmonies vocales bien carrées par moments… bien évidemment les morceaux qui me font le plus tripper sont un peu mid-tempo ou carrément dans le registre balades (argh les balades heavy, ça me tue) bref c’est loin d’être un skeud qui va changer ta life mais c’est du boulot fait avec soin et conviction. Des fois il en faut pas plus…

METALLICA – all nightmare long
Un titre issu d’un skeud que j’ai relativement peu écouté (“death magnetic”) mais de haute volée, je m’y remets et ça le fait carrément. Sombre, tordu, morceaux à tiroirs, structures éclatées… bonnard. Mieux que leur projet tout bidon avec Lou Reed ! ha ha ha Un clip par ici, non seulement le titre est over-cool mais le clip est une tuerie. Et aux images ô combien adaptées à l’ambiance générale… extra.


MANIC STREET PREACHERS – gold against the soul
Un drôle de groupe, une drôle de tambouille alt-pop mélancolique coupée au hard-rock, des gros hits (« if you tolerate this », « Kevin Carter »…), des destructions de matos sur scène, la disparition énigmatique d’un de ses membres en 95… et aussi du talent, à n’en point douter, un sens de la mélodie hyper-catchy (« from despair to where » = refrain générateur de frissons !), des arrangements subtils, de la prod’ ciselée, des textes en mode conscience sociale bien éveillée, bref ce second album des Gallois me fait toujours un gros effet. Même après l’avoir remisé au fond d’une pile pendant genre plus de cinq ans… et ça me donne envie de tester leurs disques que je connais pas, je me suis arrêté à « everything must go ». Et la dernière fois que je les ai entendus c’était une cover de Rihanna !


SOUL ASYLUM – hang time
On lâche un peu la mamelle hard-rock (c’est toujours écrit ci-dessus)… les guys de Twin Cities j’aime pas trop leurs débuts période « Karl sold the truck » et je les ai abandonnés après leur méga-hit « grave dancers union », à l’époque ou « runaway train » c’était heavy rotation et que Dave Pirner sortait avec Winona Ryder (salopard !) en plus d’être le champion intercontinental catégorie jeans déchiquetés. Leur période du milieu, wow… kif les Replacements, Soul Asylum ont fini par bidouiller une tambouille avec des restes de leur période punk-rock, en y ajoutant des bouts de trucs plus r’n’r, des épices Led Zep ainsi que des cubes de racines folk/americana. Le résultat ; un genre de gumbo des plus délicieux, ça reste spicy mais bien plus subtil, à base de structures bien torchées.

RIP PATRICK MACNEE
Un énormoïde big up à cet acteur qui vient de nous quitter, la coolitude britannique incarnée et tête d’affiche d’une série archi-culte (le mec est resté et a épuisé 5 sidekicks féminins), The Avengers… un truc que je peux encore me taper régulièrement, toutes saisons confondues (là je découvre celle de 62/63 avec Cathy Gale/Honor Blackman), du mystère, de la bizarrerie, des savants fous, du flegme, de la classe et des bastons… so long, John.
MR STEED, YOU’RE NEEDED !
Pour ne pas rester sur une note tristos, voici une chanson bien dans le trip de cette série unique :

SUCH GOLD @ Electric Ballroom (2015-05-19)




We got this radio show since a forever now but rarely talk about it here, I don't know why, but since we did one with SUCH GOLD maybe we should spread the word a little bit ... So the band from Rochester NY passed by the show to talk about "The New Sidewalk", their new full length. What's the secret of their mix between modern hardcore, melodic hardcore, math rock and class-rock (even) ? Why an artwork so psychedelic ? Why Ben don't like that when you park next to him ? They'll answer all of these questions. We'll talk also about touring, the Groezrock, I'll push them to say nasty shit about their tour-friends TR♥NSIT ... They'll play two acoustic songs : "Nauseating" and "Don't Park Next To Me". And because we rarely talk metalcore in the show, I'll take advantage of the fact that Matt was in SHAI HULUD to play some of that. Jon gets intrigued about MUTINY ON THE BOUNTY and we finish this off with a bang with one of my favorite song from their album ....