« SCHOOL DAZE, STARTING TO SLIP, I’M LOSING MY MIND” (The Runaways)

Chanson dans laquelle la mère Jett dit qu’elle a jamais ouvert un bouquin …
Ben bravo, c’est du joli !



C’est la rentrée. Nouveau sac et tout. J’espère que j’aurai un bon emploi du temps.

TOP 5 SEPTEMBRE



JEAN_HUB – the distance between us
Whoa la connexion PACA! Les pop-punkers du 06 encore chauds patate… et c’est cool! Je suis toujours à l’affût en ce qui les concerne, depuis la demo de Chasing Paperboy ! L’addiction immédiate, les deux doigts dans la prise, tu verras c’est la crise… (à peu près, puisque là je cite approximativement un groupe de Montpellier) 10 années de réconfort auditif, de boostage intense et de bons moments, via les Chasing P, mais aussi Kids Against Crosses, Smelly Socks, Can’t Bear This Party… le Jeannot me branche sur ses derniers travaux en date, soit une poignées de titres (qui annoncent un album), trois perles bidouillées avec le chanteur de Sail To North… et c’est énorme ! punchy as fuck, pop à mort, du petit programming qui défonce, et par dessus tout : des mélodies bien aiguisées, plantées dans le cortex à la première écoute !!! wham bam, thank you m’am ! si tu kiffes Blink 182, Hellogoodbye période aliens - dinosaurs, The Summer Set et des zillons de choses aussi catchy vas-y plonge ! Elle est bonne !!!



WORSHIP THIS! – The nard years 7”
Boing boing je rebondis sur la toile, ces séances de band-hunting j’adore ça… du temps bien employé quoi. Et cool, pas salissant, amusant, c’est de la sous-culture quasi instantanée qui déboule dans le disque dur… à la Sherlock Holmes : indices, recoupements… tant qu’on a un début de piste, c’est facile… mon compadre David Bro ramène à Electric Ballroom un titre de Signals Midwest, ça me plaît bien, je fais une investigation à la maison, j’écoute ça plus en détail, et je tombe sur Worship This !, qui ont partagé un split avec les autres lascars sus-nommés… je teste et bam ! Une chouette découverte en une poignée de secondes, elle est pas belle la vie ? Ici ça râpe pas mal, oserais-je labelliser ce groupe de « org-core » ? why not ? ces appellations, c’est un peu chiant… je me la joue créatif - Greg Smets style : « pop-punk grinçante et organique débridée avec une tension, à la Polar Bear Club, HWM, Leatherface… » ça va c’est bon ? une poignée de titres, ramassée rapidos, du bon niveau, de l’inspiration, franchement c’est fresh …

NEW JACK CITY
Mr Contradiction? Présent! J’arrête pas de me dire qu’il faut que je trie mes DVDs, certains jours j’ai carrément envie d’en balancer par la fenêtre… et quand je déboule à Cash Land, impossible d’en sortir les mains vides… genre ouah c’est pas cher, tout ça… j’arrive à me limiter mais c’est tout. Souvent je chope des cartoons, et aussi des films « cultes », en tout cas pour moi… cette fois j’achète New Jack City (que j’ai déjà en VHS, n’importe quoi !), donc vu un bon paquet de fois, mais bon 2.99, c’est pas cher… un film de culte je te dis ! Ouais OK des fois les gens pigent pas trop ces choix, style faut pas me lancer sur des flicks comme Johnny Mnemonic, Repo Man, Point Break, Young Guns I & II, Un Monde Sans Pitié ou Planète Interdite… pas vraiment des trucs estampillés « chef d’œuvre » quoi ! mais ce label c’est moi qui décide de le coller dessus… bref. Le film de Mario Van Peebles, j’en suis fan jusqu’au trognon. A la base une distribution blindée de gens que j’aime vachement, Wesley Snipes, Ice-T, Judd Nelson, Chris Rock, Vanessa Williams… une histoire qui se situe dans les années Reagan, on suit l’ascension d’un gros dealer de crack, Nino Brown (Snipes), au parcours calqué sur celui de Tony Montana (ouais la réf y est, en gros plan, « say hello to my little friend » tout ça)… le type est talonné par un crew de super flics /chiens fous (Ice-T + Nelson), aux méthodes street-style, faut bien ça pour serrer le lascar, devenu un hommes d’affaires qui a pignon sur rue et un compte en banque monstrueux… ouais y’a plus fin sur Terre comme scénar, mais c’est efficace as fuck, l’ambiance est nickel, la BO également, un chouette cameo de Flavor Flav qui fait le MC au Spotlite (le club du Nino), de toute façon les films gangsta ça me botte bien, genre je suis fan de Boyz N’ The Hood. Du bon polar urbain, qui montre la pauvreté du ghetto, le rien-à-foutrisme des autorités, une bobine bien épicée avec des scènes punchy, c’est du bon taf ! Pour moi New Jack City c’est de l’inoxydable, ça résiste au temps et c’est pas la dernière fois que je me le tape ! T’es super, Mario ! ha ha ha

THE 'BURBS
Des films au cinoche j’en ai vus pas mal ces derniers temps (comme d’hab en fait)… les deux derniers : Sin City 2 et Pride. Mais j’en parlerai pas ici. Tout ça parce que (même trip que ci-dessus) je suis tombé sur un DVD cheap d’un flick que j’adore, et oui, bien vu, je l’avais déjà en VHS… peu importe. Avant de me défoncer chez Judd Apatow en compagnie de Seth Rogen, Jonah Hill et Paul Rudd, j’étais – et je reste- client chez les rigolos Eugene Levy, Seann William Scott, Jim Carrey, Martin Lawrence, Mike Myers, Dana Carvey, Steve Martin, Chevy Chase, Chris Rock, Adam Sandler, Jim et John Belushi, Dan Aykroyd, John Candy, Richard Pryor, Jerry Lewis et les frangins Marx, j’arrête là l’énumération… ça pourrait durer longtemps. Avec Joe Dante je suis jamais déçu ! Même dans ses films estampillés fantastique / horreur, il a toujours claqué une bonne poignée de fun. Du genre poil à gratter ! The ‘Burbs (Les Banlieusards en VF) c’est de la bombe ! Une histoire simple de voisins dans un quartier résidentiel, style typiquement ricain, qui trompent l’ennui en s’épiant les uns les autres. Justement l’un d’entre eux (Tom Hanks) est en vacances pour une semaine, et il remarque que l’un de ses voisins a disparu. Les derniers arrivés dans la rue ont l’air étrange, et habitent une baraque flippante genre celle des Addams. Celle-ci laisse échapper des bruits et des sons bizarres la nuit ! Du coup un « commando » se forme, composé du mec en question, épaulé d’un ancien combattant (maqué avec une bimbo) et d’un parasite (toujours au taquet pour vider votre frigo)… prêts pour l’enquête dans le délire neighborhood watch ! suspicion et effraction à la clé… Ce film c’est du pur cartoon sur pélloche, pas étonnant de la part du mec Dante, qui a toujours été influencé par les Looney Tunes… genre il devait tourner Termi Terrace, un film consacré aux animateurs mythiques de la Warner mais ça n’a jamais vu le jour… et à voir aussi, son segment de Twilight Zone (le film) vraiment dans le délire animation à la Chuck Jones, mais avec des personnages réels… donc là le crew de banlieusards va se prendre les pieds dans le tapis, démolir des trucs et bien faire rire la bande de kids de la rue (dont Corey Feldman) qui matent les adultes faire n’importe quoi, en buvant des canettes et en bectant des pizzas, comme au spectacle ! Comme d’hab chez Joe, des petites piques dans les flancs de l’American Way Of life… les gens différents, à la pelouse mal taillée : suspects des pires crimes en un clin d’œil … quoique là… j’en dis pas plus. Un film pas si vieux (1989) mais déjà bien à l’ancienne.

COPPER & STARS – Doghouse EP
Vas-y, l’atterrissage va se faire dans le feutré, tu sors les volets, le train d’atterrissage et tu t’alignes sur les balises : un nom de groupe qui vient d’une chanson de Planes Mistaken For Stars, un titre de skeud qui me rappelle un cool label, le premier titre intitulé « not Penny’s boat »… j’adore ces petits repères. De toute façon j’avais déjà attrapé leur 1er EP (sorti l’année dernière) - « the realist I can be » - aux guys de Virginia Beach. Leur nouvelle livraison est vraiment extra, pop-punk / indie râpeuse assurément + une bonne dose d’emo fin 90 également, ça tient grave la route… la classe ! sauf erreur encore un groupe en dessous des 500 likes FB (ça me sert de baromètre) la vache ils mériteraient que ça gonfle ! Enfin je dis ça je m’en fous, j’ai quitté ce réseau social depuis un moment… allez écouter ce groupe au lieu d’envoyer des pokes !


Maladroit - Old & Poor



Au début de l'été, Maladroit nous on demandé de faire la pochette de leur compilation de rares et d'inédits.
On en a donc fait une ode au mini golf !

C'est dispo à partir de maintenant via les labels qui ont sortis la galette: Slow Death / Guerilla Asso / Monster Zero et aux concerts du groupe !

KICK AOUT THE JAMS



Aujourd’hui, il pleut.
TOP 5 AOUT

WISH I WAS HERE
Je suis fan de Scrubs. J’adore Garden State. Alors quand déboule le nouveau long-métrage de mon buddy JD/Zach Braff, je file comme le vent vers une salle obscure qui programme ça. Financé via kickstarter (j’avais zappé l’info, sinon j’aurais carrément contribué, un petit bifton, symbolique et tout, ne serait-ce que pour permettre au Zach de se choper un burrito à mastiquer entre deux prises… c’est l’intention qui compte, innit ?) le film est exactement ce à quoi je m’attendais. Un couple dans une situation difficile, un proche très malade, des liens familiaux effilochés, des problèmes de pognon, des crises de foi… il faut braver la tempête, pas le choix. Tenter de resserrer les rangs, se blinder au mieux, négocier les obstacles. Chouette comédie bittersweet (ouais le terme officiel c’est FEEL-GOOD MOVIE), pour moi ce film est OK à 100%, j’ai pu lire ça et là que Zach Braff ne s’éloignait pas trop de Garden State, que c’était pas mal formaté, c’est pas faux, mais de toute façon perso ça me va très bien… dans certains cas le terrain archi-balisé ça me va, genre je voudrais pas que NFG se mettent subitement au street-punk… donc, j’ai eu ce que je voulais, c’est cool. Avec pour ne rien gâcher un casting nickel, que des gens que j’aime bien : Jim Parsons, Mandy Patinkin, Kate Hudson, Donald Faison (son pote Turk, normal quoi ! Sarah Chalke n’était pas dispo je gage ?), les kids sont très bien, surtout Joey King ; si t’as pas les yeux qui piquent pendant la scène où elle converse au téléphone avec son tonton, t’es un robot ! Et pas un robot cool comme Bender…

SECONDS
Caramba, je lis la dernière newsletter d’Astro City et le nouveau Bryan Lee O’ Malley est dispo, donc je trace jusqu’au shop… un bon gros bouquin, à la couve attrayante, cool… le mec BLOM (marrant cet acronyme) a pris son temps mais ça valait grave le coup. Des fois c’est bien d’être en terrain connu (voir ci-dessus) mais des fois non, on se fait surprendre agréablement, c’est le cas pour ce graphic-novel de grande classe ! Déjà un mot sur les dessins : son graphisme m’a scotché dès le 1er tome de Scott Pilgrim. Mortels du début à la fin de la série, tout en ayant subi une évolution. Ici c’est en couleurs et le choix de la palette est vraiment réussi, beaucoup de tons rouges et bleus… et le trait qu’il a putain, toujours à la fois kawaii et expressif as Hell ! Niveau histoire on retrouve quelques thèmes déjà présents dans Scott P, la responsabilité, les choix, grandir quoi… et aussi le sens de l’humour un peu caustique de certains personnages (Katie, un genre de Kim ? une cousine ?)… cette fois on peut y ajouter un aspect sérieux, voire carrément plus grave, et puis ça part genre dans le surnaturel de haute volée ! La fin aux frontières du flippant les mecs ! OK je reste mystérieux et évasif mais vraiment il faut le lire, c’est un vrai plaisir de se faire twister à mesure qu’on avance dans le book. Ca doit être ça qu’on appelle une œuvre sous le signe de la maturité... un peu bidon, mais vrai !
BLOM président !

POSTURE & THE GRIZZLY – busch hymns
Pas la peine de se fatiguer, certains groupes te touchent jusqu’au fin fond du cerveau reptilien, après en avoir écouté que quelques mesures, et là c’est le cas… faut pas chercher à comprendre ! une histoire d’éléments qui se combinent bien entre eux, c’est simplement de la chimie neurologique quoi… ce groupe fait partie du roster Broken World, sur lequel on peut trouver des trucs (que je trouve) géniaux comme Soda Bomb, California Cousins ou encore Patch Kit. Un label au bon goût avéré, du moins en ce qui me concerne… limite prouvé scientifiquement ! le combo du Connecticut envoie son boulet sans se prendre le chou (ni le nôtre par ricochet), moitié punk-rock mélodique, moitié screamo ! Concision et énergie positive. Le truc qui te booste le métabolisme sans prévenir, pas besoin de café, d’energy drinks ni de ces cachets qu’on croque avant les exams (ouais ouais des choses en vente libre et tout à fait légales, dis-leur merde aux dealers !)… juste des ondes sonores agencées avec soin qui te bousculent la cervelle, ça fait snap, crackle et pop (si t’es branché Rice Krispies)  et aussi biff, bang et pow (si tu aimes The Creation) ! Frontal, futé, brouillon aussi, mais on sent l’énorme envie d’envoyer le jus… et ça c’est parfait.

LES GARDIENS DE LA GALAXIE
J’avoue, je savais pas trop à quoi m’attendre avec ce flick… trailer cool, persos qui m’étaient inconnus… les Gardiens, c’était une série secondaire chez Marvel, moi je suis un vieux kroum’, donc je connaissais la 1ère équipe (avec Martinex, Vance Astro, Nikki…) mais là ça met en scène la seconde… et j’avais lu sur divers sites de geeks que ce film est un coup de poker pour Marvel, vu qu’il ne comporte pas de têtes d’affiches, pas d’Iron Man, pas de Spiderman ! Hé ben le studio ratisse l’intégralité du tapis, bicause le film est génial ! Première impression après la sortie : c’est du pur Firefly ! Space-opéra déglingué, personnages super attachants, bourré d’humour et d’action, réalisation au poil, le cocktail est savoureux ! Réalisé par James Gunn, un mec qui vient à la base du film d’horreur (Tromeo & Juliet, Slither), et qui a réalisé un film super qui s’appelle Super ! donc le film troue le cul. Parfaitement équilibré entre action et punchlines qui font mouche, on est dans le bain direct et on se familiarise avec les personnages en quelques minutes. C’était pas gagné d’avance… histoire assez classique mais (je répète) blindée de fun, du type des vannes que se balancent les membres de l’équipage bigarré de Mal Reynolds. L’équipe pas très bien assortie qui finit par devenir quasiment une famille, c’est une constante très Whedon-esque… et encore c’est pas fini, c’est gavé de références (zique, cinoche, geek culture, etc etc), d’invités (de Lloyd Kaufman à Howard the duck) et le casting est simplement parfait, jusque dans les seconds et troisièmes rôles (on y trouve entre autres le mec qui joue Kirk le pénible dans Gilmore Girls), trop la classe de voir le grand Michael Rooker interpréter Yondu (sauf erreur le seul perso issu du 1er crew de Gardiens dans les comics)… des retrouvailles puisque Mr Rooker tient le rôle principal dans Slither du même James Gunn… ah là là ces réalisateurs qui bossent en famille, ça me plaît mucho-molto ! Du space-opéra tendu et racé, marrant, prenant, on voit pas passer les deux heures et quelques minutes du métrage… envoyez la suite, je suis dans les starting-blocks.

SILS MARIA
La diversification c’est du bon ! genre voir les playlists d’Electric Ballroom : du dancefloor au deathcore ! dans le même ordre d’idées, je suis autant fan de Transformers (1er opus) que de Clean, je traque le boulot de Michael Bay (depuis Bad Boys) autant que celui d’Olivier Assayas (depuis Désordre)… donc je file voir Sils Maria. D’autant que le trio de comédiennes (Kristen Stewart – Juliette Binoche – Chloe Moretz) m’attire façon chant des sirènes dans l’Odyssée… et je suis pas déçu du voyage. Un film sur le boulot d’acteur, les rapports faussés, sur l’immersion risquée dans un rôle et sur le temps qui passe (et qui te démolit à petit feu), sur les conséquences des choix difficiles… à la fois complètement classique (l’isolation en montagne, la contemplation des paysages) et complètement 2014 (tout le merdier réseaux sociaux, SMS, Google, les converses sur Skype..), on est sans cesse propulsé d’un univers à un autre, réalité / fiction, retenue / mise à nu, calme / tempête… Maria Enders (Juliette Binoche) doit rejouer une pièce qui l’a rendue célèbre 20 ans auparavant, seulement elle ne doit plus interpréter la jeune première mais l’autre personnage, une quadra qui finit anéantie dans la pièce… bref elle doit passer du dominant au dominé… trouble, hésitation, et aussi deuil express : tout s’accélère lorsque décède l’auteur de cette œuvre vénéneuse. Les événements s’enchaînent bizarrement, les fantômes sortent des placards, et pour ne rien arranger le rôle de la jeune fille est attribué à une newcomer d’Hollywood (option peste déglinguée et génératrice de frasques reprises en ligne H 24)… Maria doit gérer tout ça, avec l’aide de Valentine (Kristen Stewart, bluffante), son assistante dévouée, effacée mais efficace (genre ninja de la com) qui commence à péter les boulons elle aussi… un film à plusieurs niveaux et plusieurs registres, parfois fun, pour mieux repartir dans la tension, qui sait également être surprenant (la fin je l’ai pas vue arriver, je m’attendais à voir débouler un drame !), le bidule navigue à la cool comme sur un lac, puis à d’autres moments plonge dans des rapides déchaînés… le trio d’actrices est parfait, je file un award direct à Kristen S, confondante de naturel, ne serait-ce que dans son apparence, hoodies, futes slim et grosses lunettes, la tenue casual quoi… exactement ce qu’elle porte dans la vraie vie… la meuf a beau être la plupart du temps en mode semi-spectral (c’est son rôle qui veut ça) elle crève l’écran… une preuve supplémentaire que la miss est une VRAIE actrice. Perso j’en étais déjà archi-convaincu.
Je l’ai déjà écrit ailleurs, je crois : LA CLASSE, ASSAYAS.

RAIN IN JULY



Demain il pleut. J’espère.
Top 5 juillet.

BLACK METAL Tome 3 – Chuck BB + Rick Spears
Ayé suite et fin de la trilogie BLACK METAL sortie chez ONI Press ! Putain le duo prend son temps... Volume sorti en 2007, le suivant je sais plus, et voilà que déboule la conclusion ! J’essaie d’être le 1er honnête à fond : le volume 2 souffrait d’une sérieuse perte de régime à mon avis. Le 3 reprend du poil de la Bête (666) avec quelques rebondissements bien cool. Mais j’aimais mieux voir évoluer les Evil Twins au bahut et dans leur famille d’accueil (tome 1), même si ce trip aux Enfers est bien chouette tout comme la galerie de personnages !!! Bref, je le dis cash : ce qui me tartine au plus haut point dans ce comic ce sont les dessins !!! Pour moi le père Chuck c’est un putain de génie, avec un style qui me parle à fond, un bon mix entre Jack Kirby et les meilleurs graphic designers de chez Cartoon Network. Là on est sur le noir et blanc, parfaitement adapté à cette mini série, mais le gaillard assure aussi à mort en couleurs... voir sur son blog http://chuckbb.blogspot.fr/ sa relecture du Tetsuo (ouais dans Akira), ça vaut des points ! Le mec a aussi falloir que je teste tôt ou tard... GLOIRE A CHUCK BB !

MILK TEETH
T’en veux des vibes 1995 à moins de six mois de 2015? Avec les Brits de MILK TEETH (cool nom !) c’est pile comme ça... le groupe sonne cash comme à cette époque, et le gratteux fait très Kurt Cobain sur les photos, c’est marrant... une bassiste qui se tape le chant lead à l’occase : génial ! Bien sûr c’est ces morceaux là qui me font le plus tripper. MILK TEETH c’est de la pop noisy-grungy, comme celle qui déboulait il y a 20 ans, j’y vois pas trop l’effet nostalgie, mais surtout la qualité des morceaux. Des mélodies qui lattent et des guitares fat. Du riff plombé, du rythme nonchalant, du tube ! Pour les curieux voilà le link pour écouter « Vitamins », leur dernier titre, mis en ligne il y peu. Une tuerie, qui pourrait très bien se trouver sur le 1er album de VERUCA SALT. Je signe des deux mains !



5 SECONDS OF SUMMER
Un skeud neuf ! Acheté à la FNAC en plus ! Putain ça faisait de siècles... j’y étais allé pour mater les bacs à soldes, très décevants... puis je passe devant des piles du 1er album de ce groupe Australien, dont j’avais juste lu la chro dans le dernier Rock Sound (avec LINKIN PARK en couve)... une bande d’ados (OK on peut qualifier le crew de boyz band, pas de souci) faisant dans la pop-punk extra pop – après calculs dans le labo = au moins 93 % de pop - ça buzze pour eux, vu que les ONE DIRECTION les ont emmenés en tournée ! Ca situe un peu le bordel ! J’en vois déjà remettre leurs paletots (avec des patches OATHBREAKER dessus) et se diriger vers la sortie... et bim un sujet sur les boyz sur M6, ça enfle ! même dans notre pays quasi toujours à la remorque... bon je crache mon bifton et une fois arrivé au shelter, j’enquille ça dans le discman. Pris d’assaut direct par leur tube « she’s so perfect », y’a pas à chiquer c’est hyper cheesy, un bon mix ALL TIME LOW (à partir de « nothing personal ») et de AVRIL LAVIGNE (à partir du tout début ), la production est cristalline, les grattes ramonent gentiment, c’est gavé de chœurs mutins, ça fait oua ho ho ho et yeah yeah yeah... les chansons sont bien torchées et calibrées FM, ça fait mouche, pas de problème. Un bon skeud, sans conséquences, dans la catégorie achat impulsif, mais façonné au poil pour la saison.



GUNS N’ROSES – The Spaghetti Incident
Hasard, concours de circonstances, voire théorie du chaos (chère au prof Ian Malcolm) ! Je me suis retrouvé à zapper un soir, pour tomber (sur Arte) sur un concert de Metallica, en pleine interprétation de « nothing else matters »... uh ? En fait c’était (si j’ai tout compris) un hommage à Freddie Mercury. Ah bon. Ca se passe dans un stade, c’est gavé de monde... Et voilà que déboulent les Guns, intro de « paradise city », putain génial ! Toujours cool de se remettre ça dans les feuilles. Du coup je me suis retapé deux jours de Guns N’ Roses. De « appetite for destruction » au double « use your illusions »... le « chinese democracy » je l’ai jamais écouté et ça me dit rien de tenter l’expérience! J’ai peut-être tort. En tout cas extra cool de réécouter aussi leur album de reprises punk-rock. Ya-hoo rien que leur version du « ain’t it fun » des Dead Boys... ces guitares acérées = ta cervelle taillée en lanières. Axl qui se réapproprie le morceau... foutral ! Fear, UK Subs, Damned, bons choix, y’a pas à chiquer avec la gouaille des Gunners en plus, ça passe sans forcer... même « attitude » des Misfits me fouette le cul, pourtant les Misfits c’est vraiment le prototype du groupe que je peux plus supporter ! Un chouette skeud. Vraiment. Les Guns ont gagné le droit de rester dans mes piles, et pour un bon moment je pense ! Ainsi que tout ce qui m’évoque les fripouilles de Los Angeles... ouais Black Rain, no problemo ! Steel Panther ! Et d’autres groupes dont j’ignore s’ils sont encore en activité... style les Revolvers (chez People Like You, si je ne m’abuse)... Crystal Pistol... oh yeah, et Sparkling Bombs ! Bel et bien mourus, eux. Mais encore bien séduisants. Bref voilà, une diète de hard-rock/glam, ça te fait étinceler mec ! Ca te transforme la putain de rue de Béthune en Sunset Strip, ou presque. Petite anecdote pour finir : ce skeud est sorti en 1993. En bonus track on peut y trouver la reprise d’un morceau composé par Charles Manson, « look at your game, girl ». Scandale, stupeur et tremblements ! Plaintes des familles des victimes du crew à Manson, procès et tout le kit. OK. En 1988, le mec Dando se fend également d’une reprise du Charlot, « your home is where you’re happy », sur le chef d’œuvre absolu des Lemonheads, « creator ». J’ai jamais entendu parler de plainte ni de procès à son encontre ! Ca en dit long sur les différents types d’exposition qu’ont pu connaître les deux groupes. Whatever.



MILEY CYRUS – BANGERZ TOUR 2014
Wize qui connaît bien les sujets qui me préoccupent VRAIMENT me branche sur ce doc sur la mère Cyrus et sa tournée « bangerz » (le dernier album, masterpiece !) et whoa, c’est énorme... du show titanesque, changements de plateaux incessants, tenues idem, marionnettes géantes, décors psychés, glam, scintillants, vidéos tordues, animation au taquet, oursons flashy aux trognes flippantes, 4x4 géants, square dance countryside stylee, r’n’b dancefloor/electro sleazy de luxe... c’est du lourd ! Déjà l’arrivée de la gisquette sur scène : sa fiole en projection gigantesque en fond de scène, les yeux qui roulent dans leurs orbites, la bouche qui s’ouvre pour laisser sortir un toboggan en forme de langue. Elle déboule là-haut, puis zou glissade jusqu’à la scène ! Putain, hystérie collective dans l’arena !!! Tout le monde remonté à bloc, à deux doigts du pétage de boulon... et elle n’a encore rien chanté ! Set-list de fou, gros son, et voix hyper maîtrisée. Personne peut lui retirer ça, elle chante depuis qu’elle a genre 4 ans, déjà une putain de carrière à 20 balais... des petites séquences en itw où elle raconte son taf, sa vie, les rapports avec ses fans... avec sa voix hyper dark quand elle parle... sur l’autoroute Jeanne Moreau, la poupée ! Petite vidéo géniale quand elle répète un morceau avec son guitariste, en acoustique dans les loges, gros frissons ! Cette voix ! je le dis je le répète, elle craint personne... intermède inattendu avec la reprise (tuante) de « lucy in the sky » des Beatles, puis son morceau fétiche (que j’avais déjà écouté dans le cadre de ses backyard sessions, et en duo avec son auteur) sa fameuse reprise du « Jolene » de Dolly Parton, sa marraine (un titre repris aussi par Teenage Renegade entre autres !!!), fabulous ! Du déjà patrimoine, de la culture US, du monument kif le mont Rushmore et la Cloche de la Liberté... C’est la grooooooooosse claque, perso je pense que dans sa catégorie pop idol, elle explose TOUT LE MONDE, y compris Lady Gaga, qui a atteint ses limites en peu de temps je trouve... Beyoncé ? Un spectacle de MJC en survète sur sono crapoteuse... Madonna ? L’hospice dans Les Simpson... personne ne fait des shows aussi déglingués, c’est les jeux du cirque, mais sans victime... spectacle total, démesure stratosphérique, avec une orga et des moyens qui talonnent de près ceux utilisés pour le débarquement des GIs en juin 44... pour paraphraser ce générique pourri de dessin animé pourri, « Tom Sawyer, c’est l’Amérique »... naaaaaaaaaaaaaaaan !
« MILEY CYRUS, C’EST L’AMERIQUE !!! » FUCKIN’ A +++ !!!

On va se fumer un juin. Avec Servietsky.


La photo : © Helmut Mickson, tirée chez H&M.

TOP 5 JUIN

I CAN SEE MOUNTAINS
Après Rookie Of The Year (voir top avril, per favore) voilà le truc qui l’a (un peu) détrôné niveau heavy rotation. En quelques mesures, j’étais scié par la zique du combo de Buffalo, état de NY... très chouette nom en plus, les montagnes, c’est cool, bien plus que la plage en tout cas ! Sorry je débloque. Moving Mountains, Mountains To Move, River Mountain... j’ai la tête en altitude en ce moment, et le souffle court... bicause l’oxygène qui se raréfie ? Nan, les chansons de I Can See Mountains. J’adore me faire scotcher sans préavis, et c’est ce qui s’est passé avec ce groupe. Attention les mecs, emo c’est ça le mot-clé. Une sévère bouffée de emo Midwest, par moments ça ramène aux Get Up Kids (des débuts), et niveau compos ça tient grave la comparaison. Un chanteur doté d’une voix expressive as hell, des guitares déliées, des arrangements futés, et des mélodies hyper catchy... quand tu fais mine de composer des chansons dans ton canapé, ben ça te donne envie de tout lâcher et de te mettre à autre chose, tricot, jardinage, cuisine, modèles réduits, bref n’importe quelle activité qui pourrait te faire oublier qu’au niveau écriture de chansons tu vaux nibe ou presque. Y’a des mecs doués quoi, et d’autres beaucoup moins...

LETTERS TO CLEO
C’est bon, le nettoyage de printemps 2014 c’est fait. « FAIS LE GRAND MENAGE » qu’il dit Mr Bennet dans HEROES)... En tout cas niveau skeuds ça l’est. Ca me cassait le moral de voir toutes ces piles qui s’accumulaient, et encore pire, de savoir qu’elles étaient gavées de choses inutiles. Un disque faut que ça tourne non ? Mais certains ne tournaient plus. Donc à la clé : des dons, de la revente et aussi du remplissage de sacs poubelles ! Pas de regrets, et c’est mieux rangé (si on veut...) bref je me sens plus léger ! Ca a été aussi l’occase de retomber sur des disques destinés à rester ! genre hyper cool de se regoinfrer le « wholesale meats & fish » (1995) de LETTERS TO CLEO ! Groupe de Boston, avec une carrière chaotique, qui a eu dans ses rangs Stacy Jones sur le tabouret du batteur, le mec avait joué avec VERUCA SALT avant de former (au chant et à la gratte cette fois) les mésestimés AMERICAN HI-FI... bref LETTERS TO CLEO c’est de l’indie-pop grungy typique de cette période, de la mélodie ciselée et des guitares pleines de cholestérol sur les refrains... avec sur le devant de la scène la blondinette Kay Hanley, à la voix qui m’éclate (c’est elle la vraie voix de Josie dans JOSIE & THE PUSSYCATS) et à la carrière un peu étrange, genre elle s’est retrouvée un temps choriste pour Miley Cyrus ! On ajoute à ça les classiques incidents de parcours, dope, divorce chaudard... paraît qu’à l’époque le groupe était confondu avec NO DOUBT... ah bon. Si t’es sourd comme un pot pourquoi pas ! En tout cas super skeud, frais et inusable ! Du moins pour ma pomme. Un échantillon ici :



Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann
Alors là je résiste pas à vous claquer le titre de ce film en VO (d’ailleurs c’est comme ça que je l’ai vu), en français ça donne “le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire”... putain je vais voir un film ni ricain, ni asiatique... c’est pas tous les jours ! là c’est suédois. La bande-annonce m’avait bien attiré, donc j’y vais... faut changer de style des fois, ça fait le plus grand bien. Et perdre un peu ses repères c’est pas mal non plus. Genre voir uniquement des acteurs qui me sont inconnus (à l’exception du petit rôle tenu par Alan Ford, qui interprète Brick Top dans Snatch), de la narration différente, et de la mise en scène idem... on suit l’histoire d’un gars qui marine à la maison de retraite, le jour où il doit fêter ses 100 piges. Ca le broute. Il moule les invités, file à la gare routière et prend un ticket de bus, destination n’importe où, bicause il a juste une poignée de ferraille dans les poches. Entre dans la gare un genre de biker pressé d’aller aux chiottes. Et flanqué d’une énorme valoche (qui rentre pas dans les chiottes). Le mec demande (de façon assez impolie) au vieux de garder le bagage. Il prend ça carrément au pied de la lettre, vu qu’il s’engouffre avec dans le bus. Il le sait pas encore mais la valise est bourrée de biftons! Les potes du biker sont sur les dents, et se lancent sur sa piste... petit road movie bien cool, pleine de persos truculents et de situations barrées, ce film c’est rafraîchissant. Narration bien branlée en plus, avec des flash backs parfaitement intégrés à l’histoire, qui permettent de connaître le parcours du vieux bonze à la vie délirante: fasciné par les explosifs dès son plus jeune âge, il va faire péter des trucs pendant la guerre d’Espagne, rencontrer Franco, vivre aux USA, participer au projet Manhattan (et bosser avec Oppenheimer), passer à l’Est, rencontrer Staline... un récit picaresque, bourré de rebondissements, mené par l’ancien style chef de bande vaguement alcoolo, carrément excellent! De l’énergie, de l’humour (un peu grinçant parfois) et aussi un poil de surréalisme... recommandé!

YOUTH CULTURE – I hate how normal I’ve become
Side-project de Ryan Rockwell de Mixtapes, ce skeud au titre qui me fait tilter est de son propre aveu une fenêtre qui s’ouvre sur son côté obscur (à l’opposé de ce qu’il fait avec Mixtapes)... des chansons enfantées dans la douleur : décès de son père, amis qui se détournent de lui, bref toute la chouette merde que la vie peut parfois te chier direct sur la tête. L’écriture de ces morceaux lui a limite sauvé la vie (ainsi que l’aide de certaines personnes)... la zique comme thérapie ? Perso ça fait 35 ans que je suis convaincu que c’est la meilleure, de thérapie. Et quand on connaît le contexte, ça met sur les bons rails pour apprécier le taf fourni par mr Rockwell. Même si c’est pas absolument nécessaire. les chansons sont carrément auto-suffisantes, bourrées d’émotion, inspirées, arrangements inventifs (boîte à rythmes par-ci, harmonies vocales limite doo-wop par-là...) le tout dans le trip indie. Dans l’esprit je rapproche (un peu) ça du mega-cool 2ème album de la miss Allison Weiss.
J’ai dit dans l’esprit hein !
Y’a pas à chiquer, le côté obscur ça m’attirera toujours un peu plus que le reste.



FOUR YEAR STRONG – tread lightly
Cool ils sont de retour... et en putain de forme, avec un titre qui défonce!!! Tout ce que j’aime chez FYS c’est là en 3’ 20, et c’est justement ce qui me manquait dans le dernier album en date. C’était pas un mauvais disque mais un peu trop lissé à mon goût, trop Foo Fighteresque. Du coup j’ai trompé l’attente avec AN ESCAPE FOR LOUIE, HOOLIGANS et CAPTAIN CHUNK, et bien d’autres combos... il me fallait ma dose de easycore quoi. Je veux du riff aux frontières du metal, des breaks, de la mélodie de bâtard, de la production format mégalodon! ... les barbus sont toujours aussi balèzes pour balancer du refrain qui tue. Donc ce EP qui arrive dans quelques jours s’annonce plutôt bien. Ca sort chez Pure Noise, un label au roster plus que jamais excitant. La classe. Pour tester c’est là :