OKTOBER FEST... par ici les chopes de mutagène! prosit !

Top octobre.



NINJA TURTLES
Putain, une sacrée histoire ces tortues! Un délire (vu le pitch bien gonzo…) devenu monument de la pop-culture, sorti des cervelles conjointes de Kevin Eastman & Peter Laird, qui a touché la Terre entière fin 80… phénomène de société, qu’on dit dans ces cas-là ! Des gars partis de rien pour arriver au top, c’est le rêve américain… perso, j’ai jamais ouvert un seul comic des deux lascars, la série animée n’était pas terrible et le jeu vidéo (sur NES) demandait des nerfs d’acier. C’est à l’arrivée du 1er film live (signé Steve Barron) que j’ai adhéré à mort, puis quand j’ai découvert que des auteurs de comics de grand talent (Richard Corben, Mark Martin..) se sont mis à dessiner les TMNT… bref ça a marqué pas mal d’esprits, y compris dans les milieux rock n’ roll, genre la scène thrash et plus récemment les gonzes de Maladroit qui ont sorti un méga-cool t-shirt reptilien… donc un nouveau film. Produit par Michael Kaboom Bay. Avec Megan Fox. Comment louper ça, à moins de me faire buter par des guerriers du Foot Clan sur le chemin qui mène au cinoche… COWABUNGA !
Donc ce reboot… pour commencer, c’est peut-être pas utile de préciser, mais ta cervelle tu peux la laisser à l’entrée, dans le bocal près de la meuf qui déchire ton ticket, pas la peine pas se surcharger… réalisé par le mec qui a fait (entre autres) l’excellent Texas Chainsaw Massacre 2006, le film patine un peu au départ, normal puisqu’ils faut penser aux kidz qui découvriraient le bidule (ouais ouais c’est un film pour les kidz, pas de problème… et vu le nombre de séries animées torchées début XXIè siècle, qui ne connaît pas les TMNT ?)… Quand on est familier du pitch, ça fait juste piaffer d’impatience, style envoyez les bastons… bref un peu trop de scènes d’exposition, mais ça dure pas heureusement ! A partir du moment où April rencontre les frangins, c’est parti… belle photo, des flares pire que chez JJ Abrams, du punch et de la caméra dopée au Red Bull… ça le fait ! cette scène avec le semi-remorque qui dévale la montagne, ça déboîte ! Les persos qui sautent d’un véhicule à l’autre, qui se mettent des gros pains, les ennemis qui s’éclatent la poire dans les arbres… ça tue ! Le monteur, je lui paie une tournée de B-52 quand il veut, parce que c’est un vrai cador… idem pour son taf à la fin, sur le toit du Sacks building pour l’affrontement final… extra ! Franchement j’attends les suites… déjà histoire de faire entrer en scène Bebop et Rocksteady, Krang et Casey Jones… de l’action, des blagues à base de geek & pop-culture, et la présence de Megan Fox en grande(s) forme(s)… cette meuf est géniale… moi je dis : MADEMOISELLE FOX ! Chouette cabotinage de Mr William Fitchner aussi… du pur bubblegum, j’applaudis à 4 mains (bicause le mutagène…)
MORTEL !

HORNS
Le nouveau film de Aja, tiré d’un bouquin de Joe Hill (soit le fils de Stephen King) j’ai trouvé ça très cool. Thriller barbouillé de surnaturel, graphiquement très réussi - il faut dire que les décors m’ont fait penser à Forks dans Twilight, grisaille, flotte, forêts… ouais la Colombie Britannique et l’Etat de Washington c’est limitrophe - donc on suit les mésaventures d’un mec accusé du meurtre bien trash de sa copine (violée / crâne défoncé), meurtre dont il n’a aucun souvenir (puisqu’il était bourré ce fameux soir)… et qui parallèlement se met à avoir des cornes de démon qui lui poussent… et c’est pas que du look : les gens qu’il rencontre se mettent à lui confier leurs secrets et sont comme désinhibés, l’instinct reprend le dessus, et ça devient vite chaotique dans cette petite ville pluvieuse. Il se met à enquêter pour démasquer le meurtrier, aidé par cet étrange pouvoir. Une chouette bobine ! Un cast nickel, le père Radcliffe tout à fait convaincant, comme la petite Juno Temple, mais aussi James Remar et David Morse… fun, tendu, intelligent et beau (félicitations au directeur de la photo), un film qui fonctionne à plusieurs niveaux, qui met à jour les désirs obscurs des gens débarrassés du vernis social, plein d’émotions différentes (et contradictoires), avec son lot de surprises. Ca sent bon la complète implication de chacun, et ça se voit sur l’écran. Fuckin’ A.

BRIGHTER BRIGHTEST – arrow EP
Le bidule qui a failli se trouver sur le top septembre… du coup ça déborde sur octobre. Obligé d’en parler ! Coup de cœur immédiat ! Pop punk - ultra pop de l’Ontario qui rappelle FOB, The Academy Is…, Paramore… un chanteur à la très chouette voix, de la compo redoutable, punch et mélancolie… un petit EP magique, tubesque à crever (le titre qui ouvre le skeud est fabuleux !) des lascars que je vais prendre en filature, avec mon chapeau, ma moustache et mon imper, Clouseau style ! Vous êtes repérés les mecs…



A SCENE IN BETWEEN - tripping through the fashions of UK indie music – 1980 / 1988 (Sam Knee) Houlà la mega-classe ce bouquin, format semi-carré, grosse couve pare-balles, et un contenu des plus intéressants : la pop indie-Brit des années 80. Tellement indie qu’un tas de groupes me sont carrément inconnus, ou presque. Style croisés du regard dans des articles du NME et du Melody Maker (Josef K, Meat Whiplash, June Brides… d’autres découverts avec 10 ans de retard, style Orange Juice ou TV Personalities) … perso tout ce bordel m’est tombé dessus au lycée via The Jesus & Mary Chain (j’avais JAMAIS entendu un truc qui sonne comme leur 45 « never understand ») et les Pastels… faut bien démarrer quelque part. Les premiers écrivaient les plus cool comptines pop enrobées de guitares apocalyptiques, et les seconds les plus cool comptines pop enrobées d’un amateurisme bluffant… deux groupes locomotives de cette période, tous deux sous influence Velvet U (la pop sucrée « sunday morning » pour les Pastels, le complot bruitiste « sister Ray » pour J&MC), deux groupes que je peux encore tout à fait réécouter, comme Talulah Gosh et les Shop Assistants… quelques interviews au menu (Stephen Pastel, Amelia de Talulah Gosh puis ensuite Heavenly), et surtout une patate de photos que le mec Knee a collectées, dont certaines sont franchement inédites, style les Smiths au tout début de leur carrière, dans un club devant une poignée de gens, et aussi de la déconne sur un parking durant une tournée Pastels / Vaselines… à noter une grosse pelletée de groupes Ecossais, ça bouillonnait à mort au nord du mur d’Hadrien… une chouette époque, en sandwich entre la new wave/post punk de Joy Division et les délires de Madchester ! Ah oui, il est pas mal question de lookologie aussi (c’est carrément dans le sous-titre), genre ce que les groupes portaient, où ils achetaient leurs fringues, avec les détails incontournables, vestes en cuir noir, anoraks, t-shirts rayés à la Beano, les lunettes à la Morrissey… mais ça perso je trouve que c’est pas hyper intéressant… à chacun de voir… toujours marrant d’entendre des gens dire « les années 80 c’était ça » en parlant de George Michael, de Jacko, des Simple Minds, de Prince… ouais OK, c’était ça, mais pas que ! C’est un peu plus riche que ça, et heureusement. La Peel session de Talulah Gosh (1987) c’est là :



FOREVER CAME CALLING - What Matters Most
Allez pas la peine de se prendre le chou, le nouveau Forever Came Calling est une tuerie… le truc qui déboule direct dans le top 2014 ! Tout y est, les compos de qualité supérieure, l’interprétation, les tricks de guitares, les structures, la voix du chanteur expressive as Hell, c’est ni plus ni moins un mètre étalon de la pop-punk heu… new wave… avec une touche emo ! les mecs se paient le luxe de repousser leurs limites, par rapport à leur skeud précédent (« contender », 2012, attention : déjà de la très très bonne came), c’est plus fouillé, plus varié, plus inspiré ! L’équilibre parfait entre punch et émotion, du songwriting de folie. Le haut du panier, comme pas mal de groupes chez Pure Noise… pas la peine d’en rajouter.
Un extrait là :

MAXIMUM DEMEROL



La version papier de ce zine est épuisée, alors Mickson le balance en ligne !

TÉLÉCHARGER
(PDF - 18mo)

« SCHOOL DAZE, STARTING TO SLIP, I’M LOSING MY MIND” (The Runaways)

Chanson dans laquelle la mère Jett dit qu’elle a jamais ouvert un bouquin …
Ben bravo, c’est du joli !



C’est la rentrée. Nouveau sac et tout. J’espère que j’aurai un bon emploi du temps.

TOP 5 SEPTEMBRE



JEAN_HUB – the distance between us
Whoa la connexion PACA! Les pop-punkers du 06 encore chauds patate… et c’est cool! Je suis toujours à l’affût en ce qui les concerne, depuis la demo de Chasing Paperboy ! L’addiction immédiate, les deux doigts dans la prise, tu verras c’est la crise… (à peu près, puisque là je cite approximativement un groupe de Montpellier) 10 années de réconfort auditif, de boostage intense et de bons moments, via les Chasing P, mais aussi Kids Against Crosses, Smelly Socks, Can’t Bear This Party… le Jeannot me branche sur ses derniers travaux en date, soit une poignées de titres (qui annoncent un album), trois perles bidouillées avec le chanteur de Sail To North… et c’est énorme ! punchy as fuck, pop à mort, du petit programming qui défonce, et par dessus tout : des mélodies bien aiguisées, plantées dans le cortex à la première écoute !!! wham bam, thank you m’am ! si tu kiffes Blink 182, Hellogoodbye période aliens - dinosaurs, The Summer Set et des zillons de choses aussi catchy vas-y plonge ! Elle est bonne !!!



WORSHIP THIS! – The nard years 7”
Boing boing je rebondis sur la toile, ces séances de band-hunting j’adore ça… du temps bien employé quoi. Et cool, pas salissant, amusant, c’est de la sous-culture quasi instantanée qui déboule dans le disque dur… à la Sherlock Holmes : indices, recoupements… tant qu’on a un début de piste, c’est facile… mon compadre David Bro ramène à Electric Ballroom un titre de Signals Midwest, ça me plaît bien, je fais une investigation à la maison, j’écoute ça plus en détail, et je tombe sur Worship This !, qui ont partagé un split avec les autres lascars sus-nommés… je teste et bam ! Une chouette découverte en une poignée de secondes, elle est pas belle la vie ? Ici ça râpe pas mal, oserais-je labelliser ce groupe de « org-core » ? why not ? ces appellations, c’est un peu chiant… je me la joue créatif - Greg Smets style : « pop-punk grinçante et organique débridée avec une tension, à la Polar Bear Club, HWM, Leatherface… » ça va c’est bon ? une poignée de titres, ramassée rapidos, du bon niveau, de l’inspiration, franchement c’est fresh …

NEW JACK CITY
Mr Contradiction? Présent! J’arrête pas de me dire qu’il faut que je trie mes DVDs, certains jours j’ai carrément envie d’en balancer par la fenêtre… et quand je déboule à Cash Land, impossible d’en sortir les mains vides… genre ouah c’est pas cher, tout ça… j’arrive à me limiter mais c’est tout. Souvent je chope des cartoons, et aussi des films « cultes », en tout cas pour moi… cette fois j’achète New Jack City (que j’ai déjà en VHS, n’importe quoi !), donc vu un bon paquet de fois, mais bon 2.99, c’est pas cher… un film de culte je te dis ! Ouais OK des fois les gens pigent pas trop ces choix, style faut pas me lancer sur des flicks comme Johnny Mnemonic, Repo Man, Point Break, Young Guns I & II, Un Monde Sans Pitié ou Planète Interdite… pas vraiment des trucs estampillés « chef d’œuvre » quoi ! mais ce label c’est moi qui décide de le coller dessus… bref. Le film de Mario Van Peebles, j’en suis fan jusqu’au trognon. A la base une distribution blindée de gens que j’aime vachement, Wesley Snipes, Ice-T, Judd Nelson, Chris Rock, Vanessa Williams… une histoire qui se situe dans les années Reagan, on suit l’ascension d’un gros dealer de crack, Nino Brown (Snipes), au parcours calqué sur celui de Tony Montana (ouais la réf y est, en gros plan, « say hello to my little friend » tout ça)… le type est talonné par un crew de super flics /chiens fous (Ice-T + Nelson), aux méthodes street-style, faut bien ça pour serrer le lascar, devenu un hommes d’affaires qui a pignon sur rue et un compte en banque monstrueux… ouais y’a plus fin sur Terre comme scénar, mais c’est efficace as fuck, l’ambiance est nickel, la BO également, un chouette cameo de Flavor Flav qui fait le MC au Spotlite (le club du Nino), de toute façon les films gangsta ça me botte bien, genre je suis fan de Boyz N’ The Hood. Du bon polar urbain, qui montre la pauvreté du ghetto, le rien-à-foutrisme des autorités, une bobine bien épicée avec des scènes punchy, c’est du bon taf ! Pour moi New Jack City c’est de l’inoxydable, ça résiste au temps et c’est pas la dernière fois que je me le tape ! T’es super, Mario ! ha ha ha

THE 'BURBS
Des films au cinoche j’en ai vus pas mal ces derniers temps (comme d’hab en fait)… les deux derniers : Sin City 2 et Pride. Mais j’en parlerai pas ici. Tout ça parce que (même trip que ci-dessus) je suis tombé sur un DVD cheap d’un flick que j’adore, et oui, bien vu, je l’avais déjà en VHS… peu importe. Avant de me défoncer chez Judd Apatow en compagnie de Seth Rogen, Jonah Hill et Paul Rudd, j’étais – et je reste- client chez les rigolos Eugene Levy, Seann William Scott, Jim Carrey, Martin Lawrence, Mike Myers, Dana Carvey, Steve Martin, Chevy Chase, Chris Rock, Adam Sandler, Jim et John Belushi, Dan Aykroyd, John Candy, Richard Pryor, Jerry Lewis et les frangins Marx, j’arrête là l’énumération… ça pourrait durer longtemps. Avec Joe Dante je suis jamais déçu ! Même dans ses films estampillés fantastique / horreur, il a toujours claqué une bonne poignée de fun. Du genre poil à gratter ! The ‘Burbs (Les Banlieusards en VF) c’est de la bombe ! Une histoire simple de voisins dans un quartier résidentiel, style typiquement ricain, qui trompent l’ennui en s’épiant les uns les autres. Justement l’un d’entre eux (Tom Hanks) est en vacances pour une semaine, et il remarque que l’un de ses voisins a disparu. Les derniers arrivés dans la rue ont l’air étrange, et habitent une baraque flippante genre celle des Addams. Celle-ci laisse échapper des bruits et des sons bizarres la nuit ! Du coup un « commando » se forme, composé du mec en question, épaulé d’un ancien combattant (maqué avec une bimbo) et d’un parasite (toujours au taquet pour vider votre frigo)… prêts pour l’enquête dans le délire neighborhood watch ! suspicion et effraction à la clé… Ce film c’est du pur cartoon sur pélloche, pas étonnant de la part du mec Dante, qui a toujours été influencé par les Looney Tunes… genre il devait tourner Termi Terrace, un film consacré aux animateurs mythiques de la Warner mais ça n’a jamais vu le jour… et à voir aussi, son segment de Twilight Zone (le film) vraiment dans le délire animation à la Chuck Jones, mais avec des personnages réels… donc là le crew de banlieusards va se prendre les pieds dans le tapis, démolir des trucs et bien faire rire la bande de kids de la rue (dont Corey Feldman) qui matent les adultes faire n’importe quoi, en buvant des canettes et en bectant des pizzas, comme au spectacle ! Comme d’hab chez Joe, des petites piques dans les flancs de l’American Way Of life… les gens différents, à la pelouse mal taillée : suspects des pires crimes en un clin d’œil … quoique là… j’en dis pas plus. Un film pas si vieux (1989) mais déjà bien à l’ancienne.

COPPER & STARS – Doghouse EP
Vas-y, l’atterrissage va se faire dans le feutré, tu sors les volets, le train d’atterrissage et tu t’alignes sur les balises : un nom de groupe qui vient d’une chanson de Planes Mistaken For Stars, un titre de skeud qui me rappelle un cool label, le premier titre intitulé « not Penny’s boat »… j’adore ces petits repères. De toute façon j’avais déjà attrapé leur 1er EP (sorti l’année dernière) - « the realist I can be » - aux guys de Virginia Beach. Leur nouvelle livraison est vraiment extra, pop-punk / indie râpeuse assurément + une bonne dose d’emo fin 90 également, ça tient grave la route… la classe ! sauf erreur encore un groupe en dessous des 500 likes FB (ça me sert de baromètre) la vache ils mériteraient que ça gonfle ! Enfin je dis ça je m’en fous, j’ai quitté ce réseau social depuis un moment… allez écouter ce groupe au lieu d’envoyer des pokes !


Maladroit - Old & Poor



Au début de l'été, Maladroit nous on demandé de faire la pochette de leur compilation de rares et d'inédits.
On en a donc fait une ode au mini golf !

C'est dispo à partir de maintenant via les labels qui ont sortis la galette: Slow Death / Guerilla Asso / Monster Zero et aux concerts du groupe !

KICK AOUT THE JAMS



Aujourd’hui, il pleut.
TOP 5 AOUT

WISH I WAS HERE
Je suis fan de Scrubs. J’adore Garden State. Alors quand déboule le nouveau long-métrage de mon buddy JD/Zach Braff, je file comme le vent vers une salle obscure qui programme ça. Financé via kickstarter (j’avais zappé l’info, sinon j’aurais carrément contribué, un petit bifton, symbolique et tout, ne serait-ce que pour permettre au Zach de se choper un burrito à mastiquer entre deux prises… c’est l’intention qui compte, innit ?) le film est exactement ce à quoi je m’attendais. Un couple dans une situation difficile, un proche très malade, des liens familiaux effilochés, des problèmes de pognon, des crises de foi… il faut braver la tempête, pas le choix. Tenter de resserrer les rangs, se blinder au mieux, négocier les obstacles. Chouette comédie bittersweet (ouais le terme officiel c’est FEEL-GOOD MOVIE), pour moi ce film est OK à 100%, j’ai pu lire ça et là que Zach Braff ne s’éloignait pas trop de Garden State, que c’était pas mal formaté, c’est pas faux, mais de toute façon perso ça me va très bien… dans certains cas le terrain archi-balisé ça me va, genre je voudrais pas que NFG se mettent subitement au street-punk… donc, j’ai eu ce que je voulais, c’est cool. Avec pour ne rien gâcher un casting nickel, que des gens que j’aime bien : Jim Parsons, Mandy Patinkin, Kate Hudson, Donald Faison (son pote Turk, normal quoi ! Sarah Chalke n’était pas dispo je gage ?), les kids sont très bien, surtout Joey King ; si t’as pas les yeux qui piquent pendant la scène où elle converse au téléphone avec son tonton, t’es un robot ! Et pas un robot cool comme Bender…

SECONDS
Caramba, je lis la dernière newsletter d’Astro City et le nouveau Bryan Lee O’ Malley est dispo, donc je trace jusqu’au shop… un bon gros bouquin, à la couve attrayante, cool… le mec BLOM (marrant cet acronyme) a pris son temps mais ça valait grave le coup. Des fois c’est bien d’être en terrain connu (voir ci-dessus) mais des fois non, on se fait surprendre agréablement, c’est le cas pour ce graphic-novel de grande classe ! Déjà un mot sur les dessins : son graphisme m’a scotché dès le 1er tome de Scott Pilgrim. Mortels du début à la fin de la série, tout en ayant subi une évolution. Ici c’est en couleurs et le choix de la palette est vraiment réussi, beaucoup de tons rouges et bleus… et le trait qu’il a putain, toujours à la fois kawaii et expressif as Hell ! Niveau histoire on retrouve quelques thèmes déjà présents dans Scott P, la responsabilité, les choix, grandir quoi… et aussi le sens de l’humour un peu caustique de certains personnages (Katie, un genre de Kim ? une cousine ?)… cette fois on peut y ajouter un aspect sérieux, voire carrément plus grave, et puis ça part genre dans le surnaturel de haute volée ! La fin aux frontières du flippant les mecs ! OK je reste mystérieux et évasif mais vraiment il faut le lire, c’est un vrai plaisir de se faire twister à mesure qu’on avance dans le book. Ca doit être ça qu’on appelle une œuvre sous le signe de la maturité... un peu bidon, mais vrai !
BLOM président !

POSTURE & THE GRIZZLY – busch hymns
Pas la peine de se fatiguer, certains groupes te touchent jusqu’au fin fond du cerveau reptilien, après en avoir écouté que quelques mesures, et là c’est le cas… faut pas chercher à comprendre ! une histoire d’éléments qui se combinent bien entre eux, c’est simplement de la chimie neurologique quoi… ce groupe fait partie du roster Broken World, sur lequel on peut trouver des trucs (que je trouve) géniaux comme Soda Bomb, California Cousins ou encore Patch Kit. Un label au bon goût avéré, du moins en ce qui me concerne… limite prouvé scientifiquement ! le combo du Connecticut envoie son boulet sans se prendre le chou (ni le nôtre par ricochet), moitié punk-rock mélodique, moitié screamo ! Concision et énergie positive. Le truc qui te booste le métabolisme sans prévenir, pas besoin de café, d’energy drinks ni de ces cachets qu’on croque avant les exams (ouais ouais des choses en vente libre et tout à fait légales, dis-leur merde aux dealers !)… juste des ondes sonores agencées avec soin qui te bousculent la cervelle, ça fait snap, crackle et pop (si t’es branché Rice Krispies)  et aussi biff, bang et pow (si tu aimes The Creation) ! Frontal, futé, brouillon aussi, mais on sent l’énorme envie d’envoyer le jus… et ça c’est parfait.

LES GARDIENS DE LA GALAXIE
J’avoue, je savais pas trop à quoi m’attendre avec ce flick… trailer cool, persos qui m’étaient inconnus… les Gardiens, c’était une série secondaire chez Marvel, moi je suis un vieux kroum’, donc je connaissais la 1ère équipe (avec Martinex, Vance Astro, Nikki…) mais là ça met en scène la seconde… et j’avais lu sur divers sites de geeks que ce film est un coup de poker pour Marvel, vu qu’il ne comporte pas de têtes d’affiches, pas d’Iron Man, pas de Spiderman ! Hé ben le studio ratisse l’intégralité du tapis, bicause le film est génial ! Première impression après la sortie : c’est du pur Firefly ! Space-opéra déglingué, personnages super attachants, bourré d’humour et d’action, réalisation au poil, le cocktail est savoureux ! Réalisé par James Gunn, un mec qui vient à la base du film d’horreur (Tromeo & Juliet, Slither), et qui a réalisé un film super qui s’appelle Super ! donc le film troue le cul. Parfaitement équilibré entre action et punchlines qui font mouche, on est dans le bain direct et on se familiarise avec les personnages en quelques minutes. C’était pas gagné d’avance… histoire assez classique mais (je répète) blindée de fun, du type des vannes que se balancent les membres de l’équipage bigarré de Mal Reynolds. L’équipe pas très bien assortie qui finit par devenir quasiment une famille, c’est une constante très Whedon-esque… et encore c’est pas fini, c’est gavé de références (zique, cinoche, geek culture, etc etc), d’invités (de Lloyd Kaufman à Howard the duck) et le casting est simplement parfait, jusque dans les seconds et troisièmes rôles (on y trouve entre autres le mec qui joue Kirk le pénible dans Gilmore Girls), trop la classe de voir le grand Michael Rooker interpréter Yondu (sauf erreur le seul perso issu du 1er crew de Gardiens dans les comics)… des retrouvailles puisque Mr Rooker tient le rôle principal dans Slither du même James Gunn… ah là là ces réalisateurs qui bossent en famille, ça me plaît mucho-molto ! Du space-opéra tendu et racé, marrant, prenant, on voit pas passer les deux heures et quelques minutes du métrage… envoyez la suite, je suis dans les starting-blocks.

SILS MARIA
La diversification c’est du bon ! genre voir les playlists d’Electric Ballroom : du dancefloor au deathcore ! dans le même ordre d’idées, je suis autant fan de Transformers (1er opus) que de Clean, je traque le boulot de Michael Bay (depuis Bad Boys) autant que celui d’Olivier Assayas (depuis Désordre)… donc je file voir Sils Maria. D’autant que le trio de comédiennes (Kristen Stewart – Juliette Binoche – Chloe Moretz) m’attire façon chant des sirènes dans l’Odyssée… et je suis pas déçu du voyage. Un film sur le boulot d’acteur, les rapports faussés, sur l’immersion risquée dans un rôle et sur le temps qui passe (et qui te démolit à petit feu), sur les conséquences des choix difficiles… à la fois complètement classique (l’isolation en montagne, la contemplation des paysages) et complètement 2014 (tout le merdier réseaux sociaux, SMS, Google, les converses sur Skype..), on est sans cesse propulsé d’un univers à un autre, réalité / fiction, retenue / mise à nu, calme / tempête… Maria Enders (Juliette Binoche) doit rejouer une pièce qui l’a rendue célèbre 20 ans auparavant, seulement elle ne doit plus interpréter la jeune première mais l’autre personnage, une quadra qui finit anéantie dans la pièce… bref elle doit passer du dominant au dominé… trouble, hésitation, et aussi deuil express : tout s’accélère lorsque décède l’auteur de cette œuvre vénéneuse. Les événements s’enchaînent bizarrement, les fantômes sortent des placards, et pour ne rien arranger le rôle de la jeune fille est attribué à une newcomer d’Hollywood (option peste déglinguée et génératrice de frasques reprises en ligne H 24)… Maria doit gérer tout ça, avec l’aide de Valentine (Kristen Stewart, bluffante), son assistante dévouée, effacée mais efficace (genre ninja de la com) qui commence à péter les boulons elle aussi… un film à plusieurs niveaux et plusieurs registres, parfois fun, pour mieux repartir dans la tension, qui sait également être surprenant (la fin je l’ai pas vue arriver, je m’attendais à voir débouler un drame !), le bidule navigue à la cool comme sur un lac, puis à d’autres moments plonge dans des rapides déchaînés… le trio d’actrices est parfait, je file un award direct à Kristen S, confondante de naturel, ne serait-ce que dans son apparence, hoodies, futes slim et grosses lunettes, la tenue casual quoi… exactement ce qu’elle porte dans la vraie vie… la meuf a beau être la plupart du temps en mode semi-spectral (c’est son rôle qui veut ça) elle crève l’écran… une preuve supplémentaire que la miss est une VRAIE actrice. Perso j’en étais déjà archi-convaincu.
Je l’ai déjà écrit ailleurs, je crois : LA CLASSE, ASSAYAS.