HAPPY HALF THE TIME #2 (partie 1)

Happy Half The Time



INTERNATIONAL SUPERHEROES OF HARDCORE
Je n'étais pas du tout enclin à découvrir ce groupe : un side-project de New Found Glory sortit sur Bridge Nine. Bon ok, y'a des trucs cools sur ce label, mais c'est quand même le rassemblement d'une bonne ribambelle de trucs straight-edge à œillères pas fun pour un clou et peu disposé au second degré. Pourtant ce groupe est génial de dérision et de foutage de gueule, le truc le plus fun et le plus positif qui soit arrivé au hardcore depuis Good Clean Fun. De quoi décoincer bien des culs. C'est du hardcore pas très original certes, mais foutrement efficace et dansant avec une attitude et des paroles caustiques et délirantes. La scène hardcore passe à la moulinette de ces super-héros et on en ressort avec la banane, de la parodie par des véritables amoureux du style, sans outrage ni défiguration. Un peu comme "Shaun of the Dead" par rapport à Romero, dans un registre totalement différent…



LE VENTRE VIDE
Ça fait trois jours que je n'ai rien mangé. Ce n'est pas la première fois et c'est pareil à chaque fois que ça ne va pas. C'est étrange ce rejet de la nourriture que je fais, un peu comme si j'essayai de mettre mon corps dans le même état que mon âme. Peut être que la fatigue et la faiblesse physique m'aident à aller mieux, à exalter plus facilement. On cogite moins le ventre vide. En plus c'est pratique je fais des économies et je peux acheter plus de disques. Si j'arrêtais aussi de boire je n'aurai pas assez de place chez moi pour tout ranger…



KEN PARK - Larry Clark
Je voulais voir ce film depuis longtemps. N'ayant pas la télé, depuis que j'arrive à télécharger des films c'est parfait, j'en profite pour voir les films qui manquent à ma culture. Ce film est sans doute le plus percutant et le plus cohérent de Larry Clark, dans l'image et le propos surtout. La violence tranquille de notre société en prend plein la gueule. Ces gamins plus paumé les uns que les autres essayent de survivre et d'exister comme ils peuvent; naïvement à la recherche de sentiments forts et d'expériences vraies, la ou leurs parents ont lâché prise et ou la lucidité à laissé place à la mauvaise fois. Dans cette société en chute libre ces kids semblent finalement beaucoup plus lucides et terre à terre que leurs parents.



REGULATIONS
J'ai découvert ce groupe en voyant un t-shirt sur un gars à un concert. Le nom et le visuel mon attiré l'œil et le soir même j'écoutais ça sur le net. Ça m'a prit deux bons mois avant de trouver les 2 albums, au Québec, pour 7 euros pièces, la bonne affaire! Ce groupe suédois est excellent, hardcore old school, très punk, un peu garage, à la Circle Jerks. Ça dégage vraiment une putain d'énergie. Bon, les textes ne sont pas finauds mais en même temps ça rentre dans le lard autant que la zik et ça le fait comme ça. Ça me donnerait presque envie de m'acheter un perfecto…



HANCOCK
La tête au fond du trou, envie d'aller voir un truc fun et benêt, c'est parti. Quand on ne paye pas le ciné on se laisse parfois tenter par de purs navets, c'est le grand drame de la gratuité, surconsommation aveugle et gaspillage intensif et je tombe dedans aussi, comme un con. Enfin bref, en fait, la première partie du film est excellente. Le mec, super-héros alcoolique détruit la moitié de la ville tous en sauvant des gens, tripote les meufs qu'il sauve, insulte les gens et terrorise des gamins, il ressemble à un clochard et tout le monde le déteste. Désacralisation complète du film de super-héros. Hancock est seul, triste et se fout d'être populaire, tellement désinvolte qu'il n'a même pas de double identité ni de costume comme tout les bons super-héros qui se respectent ! La suite du film patauge un peu dans la mélasse, en avant les violons, on va vous tirer quelques larmes et vous montrer qu'au fond ce mec est un brave type…



VOYAGE AU BOUT DE L'ENNUI (OU LES CHRONIQUES DE LA CAMIONNETTE)
Dernière ce titre à rallonge se cache en vérité le journal de bord de Vérole, chanteur des cadavres à l'époque, recueil de notes prises sur la route entre 1992 et 95. Il m'a passé le manuscrit pour me demander mon avis, je ne sais même pas sous quelle forme ça va sortir, zine ou vrai bouquin…? en tout cas j'ai adoré. Il ne s'agit pourtant que des trajets, pas un mots sur les concerts ou autre. Ça ne parle même pas de musique. C'est drôle, incisif, mais désemparé et fragile. Qui plus est pour quelqu'un qui tourne aussi avec un groupe. On y retrouve tout ce qui fait le charme et en même temps de désenchantement des tournées. L'ennui, l'attente insupportable, la routine qui s'installe. Vérole passe des lamentations existentielles au constat toujours plus amer du déclin de notre société en passant par des railleries plus légères sur le dos de ses camarades de route. C'est touchant, ça se lit vite et en plus c'est mon pote alors comptez pas sur moi pour en dire du mal !



THÉ DANSANT
La démo est sortie il y a pas mal de temps mais j'ai eu l'occasion de les voir deux fois en concerts récemment et d'écouter quelques nouveaux titres. Ce groupe est génial, encore un peu bancale mais c'est assez foufou et tendu pour que ça passe parfaitement. Peut être que certains plans sont trop ambitieux techniquement.. Perso, je pense que je serais incapable de faire tenir autant de riffs dans un morceau !! Mais l'énergie est là, les bonnes idées aussi, les breaks inventifs, les textes sont cool… Alexis le chanteur guitariste a un putain de charisme, c'est drôle de le voir sur scène sauvage et plein de tensions quand on le connaît en dehors, doux, réfléchis et posé.


THE DANSANT - La rhétorique et les briques.mp3
(sur la compilation mp3 SUPPORT YOUR LOCAL PUNK SCENE VOL.1)



LESS THAN JAKE - GNV FLA
Voila un groupe que j'écoute depuis longtemps et je dois avouer que j'ai encore un goût de vomi en bouche au souvenir de leurs derniers albums en date… Je crois même que je n'ai même pas écouté le tout dernier. Je m'en rappelle, j'allais au lycée avec leur vieux disque à donf dans le lecteur minidisc, ouais, tu te souviens de ce truc? Je me galérais à télécharger des mp3 sur Napster puis à les graver sur CD pour ensuite les copier sur minidisc!! Déjà que y'a des kids qui ne savent même pas ce que c'est que Napster, j'imagine même pas ce que le minidisc doit leur évoquer... Bref, voila que sort GNV FLA, exit la major, ça arrive sur leur propre label après des chouettes rééditions des premiers opus. Allez je me jette une oreille dessus. Cool! on dirait presque un album de la grande époque, période Losing Streak. Ça fait du bien par ou ça passe. Malgré leurs récentes prestations scéniques pantouflardes me voila tout de même réconcilier, cet album c'est presque comme faire du sexe après une bonne dispute.



ACCIDENT
Je suis tellement mal. Comme bercé par le remous au fond d'un puit. Quelques semaines après la rupture ça affecte encore plus. Pas de regrets ni rien, au contraire, mais juste un vide terrible, un conflit muet et en même temps une angoisse pesante à l'idée de la croiser. Assumer devant tout le monde que l'on n'est plus ensemble. Pas simple. Pourtant j'arrive à sublimer, à paraître au top, l'alcool aidant… elle doit me trouver infect. Je ne sais même pas si je le mérite. Sûrement. En même temps, en face elle simule la même comédie... Je suis sur qu'elle encaisse mieux que moi mais c'est elle qui va trouver secours. J'ai juste envie de m'endormir, ici en plein jour, ou même sur mon scooter, me prendre un bus en pleine face, être la vedette d'une vraie violence pas comme ce caricatural malaise d'ado qui me stigmatise le ventre.



COLISEUM
J'attendais avec hâte leur concert et je n'ai pas été déçu, ça allait même au-delà de mes espérances, looks déplorables certes mais super énergie, pas trop de sérieux et interventions parfaites. Le batteur est un monstre de technique et de charisme, une pure pile électrique chargée à bloc. Très impressionnant. J'en ai profité pour choper le dernier album. Excellent lui aussi. Dans la même veine que le précédant. Hardcore lourd et ravageur, je me laisserai bien aller à dire que c'est vaguement stoner mais j'ai tendance à l'utiliser d'habitude comme gros mot, un style souvent beauf et pas fin. Toujours est-il que ça galope sévèrement sur ce disque et que les 13 morceaux défilent à toute vitesse, à peine le temps de se mettre dedans que c'est déjà fini et que je me le repasse illico. Un parfait mélange de stock-car et de bulldozer.



A HISTORY OF VIOLENCE - David Cronenberg
Je n'avais toujours pas vu ce film, pourtant j'adore Cronenberg et qui plus est ses films les moins "fantastique". Ce film est un chef d'œuvre. C'était hier soir et j'en ai encore des frissons, je le regarderai presque déjà à nouveau. Si le film est très violent, cette violence n'est absolument pas stylisée comme c'est souvent la mode en ce moment, ça reste très froid, très calme, toujours frontal. Viggo Mortensen qui interprète le héros est parfait, le jeu du regard qui illustre ses changements de "personnalité" est impressionnant de maîtrise et de justesse. J'ai encore malgré tout du mal à situer le propos du film. Est-ce un film sur la rédemption ? sur notre rapport à la violence, voir même au sexe ? Une critique sociale de cette Amérique ou la violence est sans cesse glorifiée ? Un film sur la famille ? Peut-être tout à la fois. Ça va même sûrement encore plus loin encore que tout ça… un chef d'œuvre je te dis !!



RENTOKILL - Antichorus
On l'aura attendu longtemps cet album. Le bon en avant par rapport au premier opus, n'en est que plus impressionnant : au niveau du son déjà, mais aussi des compos et du chant surtout, beaucoup plus à l'aise. Le rendu est plus nerveux, plus direct. Fougueux à souhait et énervé. A la manière de Flatliners ou Hostage Life par exemple. Le disque tourne beaucoup autour des médias, internet, la consommation échevelée d'infos ou de musique... Les premier mot du disque sont "Are we streaming to listen or are we listening to stream ?" beaucoup de texte passe par des questions. "Are we using our music to sell revolution or using revolution to sell our music ?", ici pas de slogans idiots et stéréotypés à reprendre en chœur et bien en rang. Le titre le l'album d'ailleurs n'est pas là pour me contredire. Leur rhétorique est souvent construite sur ce genre de chiasme, je me demande si user à outrance du même mécanisme ne va finalement pas à l'encontre de leur propos ? Enfin, on fait tous pareil, peu importe. Le discours est pertinent, les idées sont bonnes et la musique foudroie, que demander de plus ?



STRENGTH APPROACH - All the plans we made are going to fail
Nouvel album pour les italiens de Strength Approach. Si l'album précédent était très old school, très roots, là ça s'envole vers du punk hardcore mélodique assez moderne. La bio du label les situe entre Sick Of It All and Kid Dynamite, c'est pas si mal en fait comme comparaison. Et pourtant je n'accroche pas tellement à SOIA sur disques… Les 15 titres arrachent du début à la fin. Ici ça ne s'encombre pas avec des intros interminables, pas de mosh part à la con non plus, ça défouraille à fond : du hardcore jouer comme du punk rock, pas l'inverse comme le font tous ces groupes affreux… ces mecs ont tout compris.



(à suivre)

'Till you speed up.

Guerilla Poubelle

On dirait que Till a le feu au cul ! Ça fait un bout de temps que je connais le garçon, et il est toujours au taquet. Même après plusieurs centaines de concerts (à l'heure où vous lirez ces lignes, le compteur tourne toujours), ce mec reste toujours aussi accessible. Mickson m'avait mis entre les mains son split zine (avec PACK THIS aka Seb de P.O. Box) et c'est pas une surprise, ce mec sait écrire. Ultra actif et prolifique, ça ne lui laissait plus trop le temps de mettre en page/imprimer/distribuer la suite. C'est là qu'on intervient, je lui propose de mettre en ligne ce second numéro. La réponse ne se fait pas attendre, avec une plâtrée de textes en fichier attaché ... C'est aussi simple que ça ... Alors prenez le temps de savourer la première partie du numéro 2 de HAPPY HALF THE TIME, la suite arrivera ... très vite, forcément.



« SEPTEMBER GURLS DO SO MUCH… » (BIG STAR)



C’est parti pour le top 5 de la rentrée. Ca va pas trop parler de meufs (un peu quand même je crois) mais c’est une cool chanson. Parfaitement adaptée quoi.



ADMIRAL’S ARMS on stage : « less fashion more passion » (Benny) j’avais été scotché par leur morceau ‘Dawn of the new age’, avec Ollie Sykes de BMTH en featuring (rien que ça) sur un sampler Rock One. De la grosse balle, qui sonne comme un truc de chez Solid State. Le 12 les mecs sont sur scène au Select (ça doit leur faire drôle après avoir joué au Warped Tour cet été…) et on va checker ça… bar antipathique à souhait, maigre public (aussi cool que le bar), y’a du look façon boutique Landscape rue Keller le samedi aprème. Casquettes de truckers, chemises à carreaux griffées, futes moulax, piercings, regards désinfectants, génial… peace, unity, mes burnes ! Ca piaille, ça crache par terre (plus tard ça crachera dans la salle, sur le groupe…) j’ai rien compris. On glande sur le trottoir (ça me rappelle des soirées au Saphir boulevard de Charonne), on ricane en buvant du Coke (qu’on aura pris soin d’acheter chez le dépanneur d’à côté pour pas filer ne serait-ce qu’une piastre aux tenanciers du rade)… on voit passer des flics, des b-boys, y’a du spectacle quoi… on laisse filer des groupes (trois quand même) et on entre dans le cloaque, on est une vingtaine dans la salle du fond… j’ai connu des bibliothèques plus bruyantes… des fois ça balance des vannes issues de « La classe américaine »… ça se traite d’enculé… cool toujours… bon le son est correct (un peu faible quand même) les AA font de leur mieux, j’ai l’impression que ça leur soulève pas les pattes d’être là… le chanteur fait un mini speech genre on m’avait dit que le nord c’était la teuf et tout… pitié pas ça ! Ces conneries sur les chtis et tout le kit, je déteste. Culture de pouilleux. Ouais je suis né dans le 5-9, caisse que j’en ai à foutre ? Rien. J’emmerde Dany Boon, la putain de braderie, les estaminets flamands, les tisheurtes du Gallodrome, tout ça c’est de la merde vulgaire en tube. Chacun fait ce qu’il veut mais m’imposez surtout pas ça putain. Bref. J’ai trouvé le groupe convaincant quand même, ça joue grave, et j’adore les tics du chanteur à la David Yow. J’attends qu’un truc, les voir ailleurs, avec un autre public, dans une autre ville.
C’était cool quand même les gars.



TORI D’AMELIO c’est pendant une session de clip-hopping sur Youtube que je découvre cette nana. Je matais des videos de Jimmy Eat World. Après avoir visionné ‘Work’, je vois qu’une fille (plutôt choubidou d’ailleurs) reprend ce titre en acoustique. Cool. Je vais checker sur son myspace pour plus d’infos… elle vient d’Arizona mais s’est installée à Orange County (dudes !!!)… elle est fan de Jimmy Eat World, New Found Glory, Foo Fighters… en fait ça sonne comme les chansons de Hayley James-Scott ! Pure pop FM, sensible, touchante et frissonnante ! Une guitare, une voix, et c’est plié. Trois chansons à écouter, dont une reprise de Stevie Nicks. Du super boulot. Dingue, on dirait que mes fantasmes féminins venant des séries TV existent dans la vraie vie. Fuck. Vlà autre chose. Si comme mézigue vous êtes dans le bubblegum jusqu’au cou…
www.myspace.com/toridamelio



POLAR BEAR CLUB « Chasing Hamburg » chouette galette issue de chez Bridge Nine (un label que je vais avoir à l’oeil), pour fans de HWM, Leatherface, Small Brown Bike… HC emo/mélo hyper maîtrisé, des voix traitées à la clope roulée qui filent le frisson, des guitares tranchantes, avec en sus un poil d’inventivité (le créneau chiadé à la Afghan Whigs), c’est de la balle. OK pour être 100% honnête, il y a deux-trois morceaux un poil faiblards mais quand c’est bon c’est vraiment bon ! Du tube tendu à l’extrême, bien emballant, du coriace pour cœurs d’artichauts. Go baby go !



DISTRICT 9 un bon buzz accompagne ce film c’est ouf… tous les organes de presse pondent des papiers emballés, même le Canard Enchaîné, d’habitude branché cinoche indé iranien… scénar subtil et tout, tout le monde l’admet… donc je raque mes $5 et je m’installe. Et c’est la grosse claque quand même. Une histoire de vaisseau extra-terrestre qui reste en suspension au dessus de Johannesburg, genre en panne… les autorités découpent la coque du truc et y découvrent des aliens dégueus et mal nourris style boat-people from outer space… il les emmènent sur la terre ferme et les parquent dans des camps tout pourris… un nouveau ghetto est né, le district 9. Les crevettes (surnom pas trop affectueux donné aux visiteurs) squattent là pendant des années, prennent leurs habitudes et bam les différends de la populace s'estompent parce que celle-ci a trouvé un ennemi commun venu d’ailleurs… ça trafique, ça tue et ça vole dans le ghetto… les humains en ont classe, une multinationale qui fricote avec l’armée (à la OCP dans Robocop) est chargée de les déplacer dans un autre camp. L’opération est pilotée par un blaireau intégral qui va connaître un destin hors du commun… ça va merder !
Bien réalisé (faux doc, images d’archives et caméras de surveillance), ce film est une petite merveille d’intelligence. Fun toujours, montage super-vénère à la Cloverfield, bien finaud, ça touche au but.
Ça tape dans tous les registres, action-movie, thriller, SF, gore, avec en plus une réflexion sur les rapports humains (et non-humains). J’ai adoré le parti pris tout part en couille, parce que c’est réaliste et logique… c’est vrai si des aliens débarquaient sur notre foutue planète ça se passerait cash comme ça, vu qu’on traite tout à base d’incompréhension et de haine. C’est clair que les ET feraient mieux de nous foutre une branlée direct histoire de faire le ménage. Bref j’en dis pas plus, allez-y quoi.

PS - Y’a du court du réal (Neill Blomkamp) qui traîne sur Youtube !



PARAMORE ‘Brand new eyes’ nouvel album pour Paramore, après des rumeurs de split, du stress, le carton de ‘decode’ (on n’est pas le groupe de Twilight ! qu’ils beuglaient)… donc on temporise, et ‘Brand new eyes’ sort le 23.09 (28.09 pour nous autres les french fries) et je suis à l’affut, limite je file un coup de main aux guys de la Fnac pour déballer leurs cartons, allez file-moi ce cutter, jvais le faire ! ouaip c’est l’événement les gars, le groupe sera en couve du prochain Rock One, ils ont fait celle de AP, et une autre pour Kerrang… moi je trippe comme un chien là-dessus, depuis le premier album… j’ai un énorme crush (et même un crush crush crush) pour Hayley Williams, une meuf fraîche et souriante, loin des putains de déguisements rock n’ roll BettyPagecerisestattoos de merde… cette zique est intégralement taillée pour ma pomme, pop-punk radio friendly, avec une chanteuse charmante as fuck… bon l’album est hyper-cool, pas de problème, pas de grosse surprise… c’est du pur Paramore. Mélodique, énergique, émotif, enlevé. Une balade géniale qui sonne à la Turin Brakes. Du tube efficace et carré. Le tout produit par Rob Cavallo (Avril Lavigne, Jawbreaker…). On voyait la relève pointer son museau avec Hey Monday. Cassadee Pope est mimi, son groupe est cool… mais Paramore ça reste les chefs pour l’instant.

C’est de la grosse balle. Fueled By Ramen. Fueled By Hayley. Fueled by pop-punk.


BONUS – Lindsay Lohan va jouer dans Machete du père Roberto Rodriguez. J'suis comme un fou.

PEACE
Mickson



OPTIMISATION.

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I’M AOUT OF CONTROL

Sans plus attendre, Mickson nous livre le premier de ses Top 5 mensuels, enjoy !

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J’avais commencé ce truc sur TRAHISON. Je fais mes cartons et je me translate vers CRUST CAVIAR… allô, U-HAUL ?


Mon top five du mois d’août 2009, donc.



1- FOUR YEAR STRONG « explains it all » en cette période estivale (de merde) tout est bon pour se booster le moral. Pour certains ça passe par la case plage, chaussés de tongs UMP, à se choper un mélanome malin et à jouer au bitch-volley. Ou pour ceux qui restent en ville, à coincer en terrasse, lunettes de soleil sur le groin à mater les gens qui paradent comme au catwalk, vêtus d’oripeaux atroces, la peau orange, le regard désinfectant. Chacun son truc. Perso je m‘en tiens à la seule chose qui me foute la gomme : du son dans mes oreilles. Le nombre de fois où un skeud m’a sauvé la vie… eh ouais, last night a DJ saved my life. Ou presque. Mon Prozac® audio ces derniers temps c’est bien cet album de Four Year Strong… le quintet a pondu « explains it all » mi-juillet (timing parfait), un skeud de reprises 90. Des tubes à la sauce pop-punk, comme sur les compiles Before you were punk. Classe… en vrac Smashing Pumpkins, Nirvana, No Doubt, Everclear, Alanis Morisette et j’en passe, plongés dans le shaker poppy-hardcore, avec des boules de vanille et un trait de caramel… on secoue bien fort quelques secondes… et bam dans ma gueule. Gros son, fun, décomplexé, addictif, saupoudré de guests coolos (pour faire le topping amandes pilées), c’est grave le disque de l’été pour moi.

Evidemment, y’avait d’autres participants, mais il faut bien un gagnant à cette compète si particulière.



2- MYTHBUSTERS sur Discovery putain jsuis grave accro à cette émission (ça rediffuse à bloc cet été, vivement les inédits). Pour ceux qui ont pas suivi : une équipe de fous du bricolage/spécialistes des effets spéciaux recensent des légendes urbaines et les testent. Exemples : une balle de .45 peut-elle être stoppée par un badge de flic ? Comment ça marche la réaction Mentos + cola light (comme dans le clip de Weezer pork & beans) ? Peut-on abattre un arbre à la mitrailleuse ? est-ce qu’on peut faire exploser un requin qui a une bouteille d’air comprimé dans la gueule, comme le chef Brody dans Jaws ? Du caviar, comme 90% des shows de Discovery… instructif et fun. Pour un nerd comme mézigue, c’est géant. L’équipe est cool, Jamie le taciturne, Adam l’exalté, Grant et ses robots, Tory et ses ecchymoses… et je bloque comme un malade sur Kari Byron, une rouquine incendiaire lookée rock n’ roll, avec un sourire plus qu’envoûtant, et qui assure comme une reine la scie circulaire à la main… et elle est aussi diplômée en sculpture et en cinéma (www.karibyron.com)… la classe, cette donzelle. Je m’instruis, je me gondole et j’en prends plein les mirettes. Que demander de plus ?


3- CAMP LAZLO sur Cartoon Network du dessin animé de ce tonneau c’est matin midi et soir ! Ce truc est sorti de cervelle déglinguée de Joe Murray, déjà responsable de Rocko’s modern life : les aventures tordues d’un wallaby et de son pote Heffer, un veau obèse et crétin élevé par des loups… à noter que Stephen Hillenburg (avant d’être satellisé avec Bob l’éponge) s’était fait les crocs sur cette série… vous voyez le style… on reste chez les animaux avec Camp Lazlo, les tribulations picaresques d’une bande de scouts au bord d’un lac… fumant ! Des situations bien branques, des scénars qui roulent sur la jante, un style bien trashy entre Tex Avery et John Kricfalusi, c’est de la grosse balle ! J’enfile mon uniforme et je file faire chier le chef Lourdingue avec Lazlo, Raj, Clam et tout le gang !


4- La monstrueuse parade je cherchais de la doc sur les démons et bam je tombe sur un site extra-cool, le Wikipédia des créatures flippantes ! Rangées par catégories, classées alphabétiquement, on trouve des tonnes de fiches illustrées… vampires, zombies, loups-garous, esprits frappeurs, démons, sans oublier les monstres bien réels, les tueurs en série de Jack l’éventreur à JK Toole en passant par Ed Gein… le bestiaire de l’enfer. Supa-cool pour faire le malin (ou plutôt le Malin ?) genre qui est Pazuzu (le démon qui fout les boules à Regan dans l’Exorciste… ouaip, également la « gargouille ingrate » de Futurama) ? Eh ben c’est le fils du dieu Hanbi chez les Sumériens (vers 800-500 avant JC), le vent du Sud-Ouest, le porteur de tempêtes, qui amenait famines et sauterelles ! Et j’apprends qu’il y en a une figurine de 15 cm au Louvre ! Une d’époque hein, pas de chez Mc Farlane Toys… merde alors… si ça c’est pas de l’info qui latte… si comme mézigue vous êtes branchés films d’horreur/Buffy/Stephen King/Robert Bloch dropez sur ce site édifiant as hell : www.monstropedia.org


5- Mon poster d’Hayley Williams les nuits d’insomnie… on se relève pour aller boire un verre de Coke zero… on analyse la situation : soit on retourne au plume soit on sort un book ou le mp3… là je me souviens avoir plus ou moins rangé des posters, dont certains chopés dans Rock One. Un en particulier, avec la frimousse de la môme Hayley de Paramore. Je farfouille et bingo ! Cette fois il n’y a qu’elle là-dessus, pas la peine de tronçonner le reste du groupe… y’ a pas à chier je reste un post-ado attardé. Je vire l’affiche qui craint le plus (un truc avec des luchadores Mex, maintenant ça me file la colique tout ce merdier) et je punaise la rouquine à la place. Nickel. Pas la peine d’aller chercher l’infâme Damidot de M6 pour refaire la déco de mon antre ! Je reste fidèle à l’esprit de la piaule que j’occupais chez mes parents, quand j’étais au bahut. Sauf que maintenant j’ai 60 m2 pour m’exprimer. J’aurais pu attendre le lever du soleil pour exécuter cette délicate opération, mais pourquoi différer ? Quand on pionce pas c’est du temps qu’on peut mettre à profit. A part ça y’a un nouveau Paramore qui devrait tomber dans quelques semaines. Plus de news sur www.fueledbyramen.com …



Bonus 1 - DESTINATION FINALE 4 – 3D j’avais le choix entre suivre la hype et mon instinct… je vais pas voir le dernier Tarentino (je le verrai tôt ou tard) et je me rabats sur le quatrième volet de cette série que j’adule. Pas déçu ! C’est construit exactement sur le même schéma que les trois précédents (cahier des charges oblige), une bande de guys échappe à la mort grâce à l’un d’entre eux, qui a une vision de ce qui va leur arriver… comme d’hab quoi. Mais c’est bien torché, y’a du rock FM en bande son, les meufs sont jolies (surtout Laurie), les morts (violentes) gore comme il faut… super scène d’intro (obligatoire aussi, comme dans chacun des volets) genre Days of thunder, trippant ! La scène de l’escalator (c’est Brodie qui va être vénère – voir Mallrats SVP), celle du cinoche… de la piscine (qui m’a fait vachement penser à une nouvelle de Chuck P dans "A l’estomac")… de la grosse balle ! Et la 3D, bien cool… c’est la première fois que je vois un film dans ces conditions (je compte pas les trucs à la Géode et les dessins animés), c’est top… j’ai les sourcils cramés et un tournevis planté dans le front… presque.



Bonus 2 - THE OCTOPUSSYS on stage vendredi 28 août, 19 h. Que faire de ma putain de carcasse ? A midi j’ai déjà……………………. (confidentiel pour l’instant dudes), comment faire plus cool que ça ce soir ? J’ai des dessins à encrer. Bof. Option moule : bouffer des crackers dans le canape en matant des San Ku Kai. Mouais. Autre solution, filer au Blind Test pour aller voir les Octopussys. Punk-rock belge c’est écrit sur le fly. Pour $ 2. Allez go. Eh ben j’ai bien fait. Non seulement c’était gratos (un groupe présent sur deux prévus) mais les guys de Vilvoorde font dans un registre qui me branche à mort, l’école Fat Wreck mi-90. A la NUFAN et tout le kit. C’est bien en place, ça joue serré, les mecs sont hilares (malgré qu’on soit à peu près 12 dans le public), ça sautille, c’est que du bonheur en tube. Deux reprises (le truc de Flashdance, comme Hateful Monday, marrant… et un Blink)… leurs morceaux à eux sont hyper-cools. Ambiance série TV/teen movie assurée… les pièces du puzzle se mettent en place toutes seules. Sauf quelques-unes : putain si j’avais été dans ce rade avec la captain des cheerleaders. N’importe laquelle du team en fait. Après on serait allés faire un tour dans ma Chevy Nova. Bouffer des sundaes et se lécher la pomme sur le backseat. Mince… fauk j’arrête de fantasmer.

Mais j’ai trop besoin de ça. REALITY BITES.



Peace, suckahs.
Mickson